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Les dangers et les risques
GDO SSUAP · Chapitre 2
Sapeurs-Pompiers Sedan · eulfab.fr
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QCM
GDO SSUAP · Chapitre 2
Les dangers et les risques
Source : Guide de doctrine opérationnelle « Secours et soins d'urgence aux personnes », DGSCGC, novembre 2022 (V1.1) — chapitre 2, p.27-30.

Le danger est la propriété intrinsèque d'une substance, d'un processus, d'une situation, d'un outil ou d'un matériel, pouvant entraîner des conséquences néfastes ou dommageables à l'égard d'une personne, des animaux, de l'environnement ou des biens.

Le risque, quant à lui, est la probabilité, la potentialité, que les effets du danger se produisent. Le plus souvent, la notion de risque implique que le danger soit perçu par l'individu qui prend des risques. Ces deux termes sont fréquemment utilisés indifféremment dans le langage courant.

1 · Le risque infectieux

Lié à la pénétration et au développement dans l'organisme de micro-organismes pathogènes (bactéries, champignons, virus, parasites). En ne respectant pas les règles d'hygiène, les mesures barrières, ou en l'absence d'équipement adapté, le sapeur-pompier peut se retrouver infecté par un agent biologique pathogène.

  • Piqûre, coupure, contact direct sur peau lésée ou muqueuses non protégées avec du sang ou un liquide biologique — risque de transmission d'un agent essentiellement viral (hépatites B/C, VIH…) ;
  • Sécrétions ORL ou broncho-pulmonaires (toux, éternuements) — risque de contamination bactérienne et virale par inhalation ;
  • Transfert par les mains — source de contamination à part entière.
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Inversement, le sapeur-pompier peut, lui aussi, être une source de contamination pour la victime dont il s'occupe.

2 · Le risque de blessures

L'activité de sapeur-pompier fait courir le risque de se blesser, principalement par maladresse, en se précipitant pour porter secours sans repérer les obstacles ou les terrains accidentés. Le brancardage peut également être source de blessures (dos, mains en se cognant, etc.).

3 · Le risque psychologique

Les sapeurs-pompiers interviennent régulièrement dans des situations particulièrement difficiles :

  • suicide, mort accidentelle, décès d'un enfant, lien avec la victime ;
  • victime atteinte dans son intégrité corporelle (membres sectionnés, etc.) ;
  • victime atteinte dans son intégrité psychique (violence, torture, viol, troubles psychologiques, etc.).

Le contexte de l'opération peut augmenter la pression psychologique sur le sapeur-pompier (sentiment de mise en danger, identification à une situation, menace directe, sentiment d'impuissance, etc.).

4 · Le risque d'agression

À l'instar des membres des forces de sécurité publique, les sapeurs-pompiers peuvent être victimes d'agression en intervention — principalement lors de secours et de soins d'urgence à personnes (80% des cas). Il s'agit le plus souvent de victimes secourues et/ou de leurs proches, aux comportements inappropriés.

Répartition des violences envers les sapeurs-pompiers en intervention

Type d'agressionPart observée
Agressions verbales50 %
Agressions simples35 %
Jets de projectile11 %
Agressions avec armes4 %
Cf. guide de doctrine « Prévention et lutte contre les agressions envers les sapeurs-pompiers ».
5 · Le risque de troubles musculo-squelettiques (TMS)

Les TMS regroupent une quinzaine de maladies qui affectent les muscles, les tendons ainsi que les nerfs des membres et de la colonne vertébrale. Ce sont des pathologies multifactorielles (statique, postures, gestes répétés, contraintes physiologiques y compris par le port des EPI) à composante professionnelle, se révélant principalement par des douleurs.

Il s'agit de la première cause d'accidents liés à l'activité du SSUAP — le port de charges lourdes et les postures inconfortables ou maintenues durant de longues périodes favorisent particulièrement ces troubles.

6 · Le risque routier

Les accidents de la route sont la première cause de mortalité au travail. Les déplacements administratifs et opérationnels des personnels des SIS constituent l'une des principales causes d'accidents graves en service. Toutes les études de sécurité routière démontrent que le facteur humain, notamment lié au conducteur, constitue le premier facteur de risque : dans une majorité des sinistres routiers, l'accident survient lorsque le conducteur n'a pas pu s'adapter à la situation.

Erreurs de comportement et conduites à risque pouvant être à l'origine des accidents :

  • une vitesse excessive ;
  • le non-respect des distances de sécurité ;
  • le manque d'expérience ;
  • la sous-estimation du risque ;
  • l'utilisation du téléphone ou de la radio ;
  • la consommation d'alcool, de stupéfiants, de médicaments ;
  • la fatigue.

Le conducteur reste responsable de sa conduite — le chef d'agrès veille à ce qu'il soit en état de conduire. Par ailleurs, les interventions de SSUAP se déroulent souvent sur la voie publique, exposant les secours au risque d'être eux-mêmes victimes d'accidents routiers causés par d'autres usagers.

7 · Le risque juridique

Même si les sapeurs-pompiers jouissent d'une excellente image et d'une bonne réputation auprès des usagers, ceux-ci n'hésitent plus à jeter un regard critique sur l'organisation et les actions des secours. Le contentieux exercé à l'encontre de ces acteurs revêt des enjeux forts : la prise en compte de ce risque est d'autant plus importante qu'elle affecte l'image, les moyens financiers, l'organisation et surtout les agents qui composent ce service public.

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En cas de contentieux en SSUAP, la qualité et l'exhaustivité des renseignements portés sur le bilan patient-victime et le compte-rendu de sortie de secours sont essentielles, tout comme l'enregistrement des différents messages transmis.

GDO SSUAP · Chapitre 2
QCM — Les dangers et les risques
5 questions, plusieurs réponses possibles par question.