La sécurité des intervenants repose sur la connaissance de la doctrine applicable aux opérations de secours, la formation des personnels et/ou des spécialistes, et le port d'équipements de protection individuelle (EPI) adaptés aux dangers. Les primo-intervenants revêtent les EPI dont ils disposent en fonction de la situation ; leur implication dans une opération dépend également des limites d'emploi des équipements à leur disposition.
Des incidents pouvant se produire tout au long de l'action des sapeurs-pompiers, il convient de porter un effort sur les actions suivantes :
Après analyse de la balance « bénéfice / risque », le COS établira son idée de manœuvre en fonction des équipes, du matériel, du risque et des enjeux.
La sécurité collective passe par :
Il appartient à chacun des membres de l'équipe d'adopter une attitude basée sur une communication non violente, tant dans l'intérêt de la victime que pour éviter tout débordement et garantir la sécurité des intervenants, notamment en se présentant comme aidants, en gardant une attitude assurée, calme, neutre et bienveillante, en observant la situation, et en parlant calmement de manière à apaiser et dédramatiser.
Il faut parfois remarquer la conduite aggravante de l'entourage et en isoler la victime — et à l'inverse, associer les personnes apaisantes.
En fonction de l'analyse de la situation et des éléments recueillis lors de la reconnaissance, il est nécessaire que les intervenants mettent en place les mesures suivantes :
Au regard du nombre et de la nature des opérations de secours effectuées chaque année, les véhicules de secours et d'assistance aux victimes restent les moyens des SIS les plus vulnérables face au risque routier. Tous les occupants du VSAV doivent être ceinturés à chaque phase de déplacement (sauf justification médicale contraire pour la victime, ou situation/contexte particulier), et particulièrement lors du trajet vers le lieu de l'opération de secours.
L'ensemble du matériel embarqué doit être arrimé afin de ne pas devenir un projectile en cas de mouvement ou de choc.
La dérogation à la vitesse autorisée pour un véhicule d'intérêt général prioritaire en situation d'urgence ne dispense pas le conducteur de rester maître du véhicule. La vitesse est toujours maîtrisée et adaptée aux conditions et à l'environnement de circulation, ainsi qu'aux spécificités du véhicule (poids lourd, utilitaire, véhicule léger, gabarit, poids…).
L'usage des avertisseurs sonores et lumineux est obligatoire, sauf ordre contraire du CODIS ou du chef d'agrès.
Un excès de vitesse peut être justifié par le degré d'urgence de la mission, comme précisé dans l'article R.432-1 du code de la route. Le chef d'agrès contrôle la vitesse appliquée par le conducteur en fonction du degré d'urgence de la mission. En cas de conditions climatiques réduisant l'adhérence de la chaussée et/ou la visibilité (pluie, brouillard, etc.), la vitesse est adaptée dans la limite de la vitesse maximale autorisée par la signalisation routière — quelle que soit l'urgence de la mission.
Aucun degré d'urgence ne justifie une dérogation complète aux dispositions du code de la route, ou à l'obligation élémentaire de prudence.
Le nombre maximum de personnes admises à bord pendant le transport est indiqué sur le certificat d'immatriculation. Ce chiffre indique le nombre de personnes transportables simultanément hors victime allongée (conducteur, personnel du VSAV, personnel médical, forces de l'ordre, famille, etc.). Le chef d'agrès, en liaison avec les autres services partenaires, transfère si besoin les effectifs supplémentaires dans les véhicules qui suivent le déplacement jusqu'à l'hôpital.
L'évacuation d'une victime vers une structure de soins d'accueil se fait en adaptant la vitesse à l'état de la victime. La sécurité de la victime doit être assurée, avec pour priorité la non-aggravation de son état. Un avis médical recommandant l'arrivée dans les plus brefs délais n'exonère en rien la responsabilité du conducteur en cas d'accident.
Sur le lieu de l'opération de secours, le risque de heurt ou de renversement par un véhicule tiers sera réduit par la pose d'un balisage initial avec l'armement de l'engin adapté, voire renforcé si nécessaire.
La vigilance de chacun des membres de l'équipage constitue un atout majeur dans la prévention des risques, et notamment du risque routier.
En cas de menace ou de risque d'agression, ou d'événement de nature à entraîner une éventuelle réaction violente ou disproportionnée de la victime ou de son entourage, le chef d'agrès veille à :
Le risque peut justifier une adaptation des modalités d'intervention des moyens de secours sur le terrain, et leur action peut être différée en cas de risques graves d'agression des intervenants (repli raisonné). Les missions SUAP sont le plus souvent réalisées avec des effectifs réduits, ce qui rend les personnels engagés plus vulnérables ; il y a lieu de :
La prise en charge des victimes prime toujours sur les autres actions en cours.
La prévention du risque juridique passe notamment par :