Dans certains cas, ou en fonction du contexte, les sapeurs-pompiers n'engagent pas de gestes de secours :
Même si la mort est avérée, une présence médicale peut s'avérer nécessaire dès lors qu'il existe une contrainte sociale forte, ou que des tiers ont été témoins (suicide par arme à feu, défenestration, accident, mort subite du nourrisson, etc.).
En présence d'une victime en arrêt cardio-respiratoire, hors situations de mort avérée citées précédemment, les sapeurs-pompiers doivent débuter la réanimation cardio-pulmonaire (RCP).
Lorsqu'une situation de « fin de vie » à domicile est identifiée par le chef d'agrès, celui-ci recueille auprès de la famille et des proches l'âge de la victime, ses antécédents médicaux, les circonstances de l'arrêt cardio-respiratoire — éléments transmis au médecin régulateur avec le résultat des actions entreprises (reprise d'une activité cardiaque, choc électrique délivré ou non, etc.).
Le médecin régulateur décide alors : la poursuite de la réanimation avec envoi d'un SMUR ou d'un médecin, ou l'arrêt de la réanimation.
En cas d'arrêt de la réanimation, le chef d'agrès met en relation, par l'intermédiaire du CODIS, un membre de la famille avec le médecin régulateur du CRRA 15, afin que celui-ci fasse part directement de sa décision et de ses raisons médicales à la famille. Le chef d'agrès se fait ensuite confirmer l'arrêt par le médecin et en informe ses équipiers, qui rangent le matériel et veillent à une présentation digne de la personne décédée.
Devant cette situation dramatique, l'attitude des sapeurs-pompiers doit rester empreinte de dignité, de respect et d'empathie envers la victime et ses proches — ils font montre de leur complète adhésion à la décision du médecin régulateur, et s'assurent que la personne proche du défunt, si elle est seule à leur départ, bénéficie le plus rapidement possible d'une présence sur place (famille, maire, assistant de vie, etc.).
Les renseignements concernant l'accomplissement des formalités administratives (certificat de décès, état civil, etc.) et funéraires ne sont pas du ressort des sapeurs-pompiers.
La limite entre police administrative et police judiciaire lors des noyades est souvent confuse. Lorsque les sapeurs-pompiers interviennent pour une noyade, le premier COS doit avoir à l'esprit :
Interdit, sur les lieux où un crime a été commis, à toute personne non habilitée de modifier l'état des lieux ou d'y effectuer des prélèvements avant les premières opérations de l'enquête judiciaire — sauf exception commandée par les exigences de sécurité ou de salubrité publique, ou par les soins à donner aux victimes.
La prise de renseignement auprès des éventuels témoins doit être recherchée. Toutes les actions réalisées dans le cadre du prompt secours sont de nature à accélérer la recherche et à réduire le temps d'attente dans l'eau de la ou des victime(s).