Elles ont pour objectif de définir l'organisation permettant de faire face à un événement, quelle qu'en soit l'origine, engendrant de nombreuses victimes, dès lors que l'accomplissement ordinaire des missions des acteurs de terrain n'est plus adapté.
Dans le cadre des dispositions générales de l'ORSEC, l'organisation de missions pré-identifiées, appelées modes d'action, permet d'atteindre un objectif ou un effet précis en s'appuyant sur une tactique, une méthode d'aide à la décision, des bases de données, des moyens humains et des organisations préparées, pour tout type d'événement (accidents technologiques, catastrophes naturelles, actes de terrorisme, etc.).
Il est nécessaire de prévoir la mise en œuvre d'actions immédiates et coordonnées entre les différents services, en tenant compte des impératifs suivants :
Le dispositif s'inscrit dans la doctrine française de secours et de soins médicaux en situation de catastrophe, et prend en compte la totalité des mesures à mettre en œuvre : l'alerte des acteurs, la préservation de la sécurité et l'accès aux abords de sites, la prise en charge préhospitalière des blessés, la prise en charge des impliqués, le dénombrement/identification/suivi des victimes, et la prise en charge des familles et des proches.
L'ensemble de ces missions est coordonné par une structure de commandement clairement identifiée, connue de tous, placée sous l'autorité du préfet de département, directeur des opérations. ORSEC NOVI intéresse l'ensemble des acteurs mobilisables (publics, privés et associatifs), y compris les moyens militaires.
La pierre angulaire de ce dispositif ORSEC – NOVI est la prise en charge de toutes les victimes.
Le dénombrement des victimes dès l'arrivée sur les lieux est identifié comme le début du processus global de leur prise en charge par les services publics.
Le dénombrement est un élément clé pour exprimer les besoins de renforts.
L'objectif du dénombrement, et de l'attribution à chaque victime d'un numéro unique, est d'assurer l'exhaustivité du recensement (sans doublon ni oubli), de faciliter la transmission des informations et de garantir la traçabilité de chaque victime dans la chaîne des secours et soins.
Fonde le dispositif SINUS NOVI (Système d'Information NUmérique Standardisé NOmbreuses VIctimes) — système d'information partagé de dénombrement, d'aide à l'identification et de suivi des victimes d'attentats. Son usage n'est pas limité aux attentats : il peut être employé sur ordre du COS à partir de cinq victimes.
Le dispositif SINUS NOVI repose sur quatre piliers fondamentaux :