La victime est sous la responsabilité des secours tant qu'elle n'a pas été prise en charge par le personnel soignant de la structure de soins d'accueil. Un dernier bilan horodaté, préalable au transfert de responsabilité, doit être réalisé et renseigné sur la fiche bilan.
La prise en charge dans la structure de soins d'accueil repose sur :
La réalisation du dossier administratif d'entrée n'est pas du ressort des sapeurs-pompiers.
La réduction du temps d'attente des sapeurs-pompiers dans les services d'urgence constitue un réel enjeu, car elle permet d'optimiser la réponse opérationnelle du SIS. Un guide recense les bonnes pratiques identifiées sur le terrain et remontées par les SIS, les préfectures et les agences régionales de santé, permettant à chaque acteur de s'en inspirer. Des accords locaux permettant la dépose des victimes les plus autonomes en salle d'attente permettent de réduire ces temps d'attente.
La durée d'attente dans les structures de soins d'accueil reste un indicateur permettant d'objectiver le caractère urgent d'une opération de secours ; son utilisation pour requalifier une opération de SSUAP en intervention relevant de l'article L. 1424-42 (I) est donc envisageable. Une interprétation différente de la situation ou de la nature d'une intervention entre le SIS et le SAMU, notamment sur l'urgence, ne constitue cependant pas au final une carence ambulancière.
Le reconditionnement de l'engin et/ou du matériel peut être réalisé à la structure de soins d'accueil et/ou dans un CIS proche, afin de rendre disponible au plus vite le VSAV éloigné de son secteur, en :
En fonction de l'opération traitée, le reconditionnement peut être complété par un débriefing technique et/ou psychologique.
La pratique de l'activité de SSUAP nécessite d'être évaluée et doit intégrer une démarche d'amélioration continue. Cette évaluation peut porter sur toute ou partie de l'activité (typologie d'opération, emploi de matériels particuliers, bilan patient-victime, etc.).
Les professionnels de santé des SIS peuvent participer aux opérations de secours et soins d'urgence selon la réponse graduée définie par le règlement opérationnel.
L'infirmier de sapeurs-pompiers, engagé avec les moyens du SIS auprès des victimes, assure des soins de proximité. Premier acteur de la chaîne médicale des secours aux côtés des sapeurs-pompiers, il exerce ses compétences propres et prodigue des soins médicaux sur protocoles infirmiers de soins d'urgence (PISU), destinés à stabiliser les victimes les plus graves et à prendre en charge leur douleur.
Le médecin de sapeurs-pompiers peut participer aux opérations SSUAP et apporter, en plus d'une compétence technique, une compétence diagnostique et de décision médicale — son engagement en binôme avec un infirmier peut être prévu. Sur les lieux, il devient responsable de la bonne prise en charge médicale de la victime.
Les professionnels de santé, vétérinaires et psychologues peuvent également contribuer aux opérations de SSUAP, notamment pour la prise en charge des sapeurs-pompiers et/ou de leurs animaux (situation NOVI, DSM, pharmacie, tri médical, conseil technique NRBC).