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Vulnérabilités et prises en charge spécifiques
GDO SSUAP · Chapitre 5 — La conduite des opérations · §3 (situations particulières)
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QCM
GDO SSUAP · Chapitre 5 — La conduite des opérations · §3 (situations particulières)
Vulnérabilités et prises en charge spécifiques
Source : Guide de doctrine opérationnelle « Secours et soins d'urgence aux personnes », DGSCGC, novembre 2022 (V1.1) — chapitre 5, §3.5, 3.6, 3.9, 3.11, p.54-55, 57 et 59.
3.5 · Les personnes fragiles

La fragilité des personnes vivant dans des conditions précaires, notamment dans la rue, qui pour certaines ne sont plus en mesure de formuler une demande d'aide, se trouve particulièrement aggravée en période hivernale mais aussi en période de canicule.

Si une personne refuse d'être mise à l'abri alors qu'elle semble en danger (vigilance particulière pour les SDF et en habitat précaire) et que les tentatives de persuasion n'ont pu aboutir, le chef d'agrès, conscient du danger réel, doit faire son possible avec l'aide du médecin régulateur pour la persuader d'accepter son évacuation vers une structure de soins.

L'obligation d'assistance à personne en péril est appréciée par les acteurs de terrain en lien avec le médecin régulateur. Le chef d'agrès reste également attentif aux personnes âgées affaiblies, isolées socialement ou en situation d'insalubrité, et signale la situation au CTA-CODIS, qui relaie l'information auprès du service social compétent.

3.6 · Les personnes mineures non accompagnées

Toute victime mineure non émancipée doit être considérée comme vulnérable et recevoir une attention particulière. À défaut de représentant légal, le mineur est placé sous la protection et la responsabilité des sapeurs-pompiers.

Lorsque le mineur est pris en charge sur un site avec encadrants (école, crèche, centre de loisirs, colonie, etc.), le chef d'agrès recueille la fiche synthétique médicale du mineur pour la transmettre à la structure de soins d'accueil. Il s'assure que la famille est prévenue et lui indique le lieu de prise en charge.

La présence d'un parent ou responsable n'est pas obligatoire pour l'évacuation et ne doit pas la retarder. Un mineur ne peut pas refuser d'être pris en charge ou hospitalisé — seul son responsable légal peut le faire.

⚠️

Il est recommandé que le chef d'agrès du VSAV et un équipier soient présents dans la cellule sanitaire pendant l'évacuation du mineur.

Dans le cas d'un mineur seul, sans nécessité d'évacuation, il doit être confié à une tierce personne : le représentant légal, les forces de l'ordre, ou un adulte en ayant la garde (entraîneur, enseignant, assistante maternelle, etc.). À défaut, le chef d'agrès prend contact avec le médecin régulateur pour déterminer la conduite à tenir.

3.9 · Les personnes présentant un handicap

L'abord d'une victime présentant un handicap physique ou mental respecte les principes suivants :

  • sourire et adopter une attitude détendue ;
  • ne pas présumer du type de handicap (certains sont invisibles) ;
  • ne pas dévisager la victime — s'adresser directement à elle, non à son accompagnant ;
  • parler simplement ;
  • ne pas venir automatiquement en aide : lui demander comment l'aider, elle expliquera ses besoins ;
  • faire préciser le handicap et en quoi il peut gêner l'action des secours ;
  • si besoin, demander poliment de répéter, voire proposer une autre méthode de communication (stylo et papier, par exemple) ;
  • ne pas toucher aux animaux d'assistance ;
  • demander la permission avant de toucher la victime, son fauteuil ou tout appareil, sauf urgence ;
  • éviter les situations d'incertitude, sources de stress.

Les personnes « majeures protégées » (sous tutelle, curatelle) ne peuvent refuser leur évacuation si le médecin régulateur l'estime nécessaire — il convient néanmoins de rechercher au maximum leur consentement, en apportant des informations adaptées à leur handicap.

3.11 · Les opérations à caractère bariatrique

La prise en charge de personnes de forte corpulence peut s'effectuer dans trois situations : un secours et soins d'urgence classique, une assistance ne relevant pas directement des missions du SIS (carence), ou une aide à l'évacuation par des moyens humains ou techniques.

Le SIS doit avoir construit une réponse opérationnelle permettant de prendre en charge ces situations et d'assurer l'évacuation dans de bonnes conditions. En fonction du poids estimé ou déclaré, le COS effectue une demande de moyens complémentaires (appui brancardage, moyens aériens, équipes SMPM, USAR, etc.).

⚠️

Une attention particulière doit être portée lors de l'évacuation de la victime, notamment au regard du poids total en charge du véhicule.

GDO SSUAP · Chapitre 5 — La conduite des opérations · §3 (situations particulières)
QCM — Vulnérabilités et prises en charge spécifiques
5 questions, plusieurs réponses possibles par question.