La docimologie — du grec dokimé (épreuve) et logos (science) — est née en 1922 sous la plume du psychologue Henri Piéron. Depuis sa fondation, cette discipline pose une question inconfortable : la note attribuée à une copie dit-elle quelque chose de la compétence de celui qui l'a rédigée, ou dit-elle surtout quelque chose du correcteur qui l'a lue ?
En 1930, le professeur Laugier a soumis 166 copies d'agrégation d'histoire à deux correcteurs différents. La moitié des candidats admis par l'un étaient refusés par l'autre. Ces résultats ne plaident pas pour l'abolition de l'évaluation — ils plaident pour qu'on comprenne exactement ce que l'on mesure, et ce que l'on croit mesurer sans le faire vraiment.
Une caractéristique saillante colore l'appréciation globale bien au-delà de son périmètre.
Une copie moyenne paraît brillante après une série de copies faibles, et médiocre après des excellentes.
Les premières copies sont corrigées avec plus de sévérité, avant que le correcteur ait calibré ses attentes.
André Antibi (2003) : tendance inconsciente à produire systématiquement un tiers de notes insuffisantes, même dans un groupe homogène de bon niveau, pour « crédibiliser » l'évaluation.
| Type | Moment | Objectif |
|---|---|---|
| 🔍 Diagnostique | Avant l'apprentissage | Cartographier le niveau initial, orienter les choix pédagogiques |
| 📈 Formative | Pendant l'apprentissage | Informer l'apprenant sur son trajet — ne cherche pas à noter |
| 🏆 Sommative | Fin de séquence | Faire le bilan des acquis, valider un niveau ou une certification |