Toute manifestation qui survient pendant, immédiatement après ou dans les 24 heures qui suivent une plongée en apnée ou en scaphandre autonome doit être considérée comme un accident de plongée potentiel.
Variation des volumes de gaz dans les cavités (sinus, poumon, intestin, masque). À la descente : atteinte de l'oreille moyenne (douleur, otite, déchirure), placage de masque. À la remontée : surpression pulmonaire — accident le plus grave, pouvant être mortel — due à un blocage ou une expiration insuffisante.
L'azote dissous dans le sang et les tissus lors de la plongée forme des bulles qui se bloquent dans les capillaires (peau, articulations, moelle épinière, cerveau, circulation pulmonaire). Favorisé par remontée rapide, surpoids, fatigue, stress, déshydratation, avion trop proche de la plongée. Dans 1/3 des cas, aucune cause retrouvée.
La pression des gaz augmente avec la profondeur, pouvant devenir toxique (narcose à l'azote, toxicité de l'oxygène). S'y ajoutent d'éventuels gaz polluants issus d'un remplissage non conforme des bouteilles (CO₂, monoxyde de carbone, vapeurs d'huile).
L'hyperventilation préalable à une plongée en apnée peut masquer la baisse d'oxygène dans le sang → troubles du jugement, perte de connaissance → cause fréquente de noyade.
Autres accidents possibles : pathologie cardiaque sur terrain prédisposé, traumatisme, hypothermie, envenimation, réaction toxique ou allergique — aggravés par l'hostilité du milieu.
2ᵉ / 3ᵉ regard :
Si consciente, plaintes possibles :
À l'examen :
Toute manifestation inhabituelle dans les 24 h suivant une plongée doit être considérée comme un accident de plongée.
Il est courant que le médecin demande, dans les 30 premières minutes, l'administration d'aspirine par voie orale, en l'absence d'allergie ou de saignement et si le médicament est disponible.
Ces renseignements sont à reporter sur la fiche d'évacuation du plongeur accidenté (article A322-78 du code du sport).