La loi de 2004 dite « de modernisation de la sécurité civile » fait du citoyen un acteur majeur de la Sécurité Civile (art. L721-1 du Code de la sécurité intérieure) : « Toute personne concourt par son comportement à la sécurité civile. »
La loi n°2020-840 du 3 juillet 2020 protège le citoyen : « Quiconque porte assistance de manière bénévole à une personne en situation apparente de péril grave et imminent est un citoyen sauveteur et bénéficie de la qualité de collaborateur occasionnel du service public. »
Le secouriste est le premier acteur opérationnel, formé et entraîné à la prise en charge de victimes.
| Étape | Précision |
|---|---|
| Prise de poste | Vérifier le matériel, prendre connaissance des notes internes, faire du lien avec l'équipe. |
| Se rendre sur les lieux | Connaissance du lieu et de la zone géographique ; message d'arrivée transmis en équipe. |
| Protéger | Rechercher un danger pour soi, la victime ou les tiers ; agir immédiatement. |
| Accéder à la victime | Parfois via manœuvre de sauvetage spécialisée, dans la limite des qualifications. |
| Examiner | Bilan avec les moyens disponibles (seul) ou avec matériel (équipe). |
| Alerter | Le plus tôt possible, seul ou via témoin ; en équipe, dans le respect des procédures internes. |
| Secourir | Conduites à tenir adaptées, appui des témoins si besoin. |
| Surveiller | Surveillance constante, physique et psychologique. |
| Aider les renforts | Transmettre les éléments, proposer son aide dans la limite de ses compétences. |
| Après intervention | Reconditionnement matériel, débriefing technique et psychologique, transmission des documents. |
Défense psychologique et physiologique face à une situation soudaine : hausse FR/FC/PA, frissons, tremblements, pâleur, « boule dans la gorge », nausées…
| Trouble | Description |
|---|---|
| Stress Aigu | Flashbacks, cauchemars, évitement, hypervigilance — durée ≤ 1 mois. |
| Stress Post-Traumatique | Persistance au-delà d'1 mois ; risque dépression, conduites addictives. |
| Traumatisme vicariant | Exposition répétée aux horreurs vécues par les victimes → conviction d'un monde dangereux. |
| Burn-out | Épuisement émotionnel, déshumanisation, perte du sentiment d'accomplissement. |
| Fatigue de compassion | Hypersensibilité à l'état émotionnel des victimes, symptômes dépressifs/somatiques. |
L'enfant peut être victime primaire ou secondaire. Impact double : difficulté à mettre des mots sur l'événement, et confrontation à la vulnérabilité de ses parents.
| À éviter | À privilégier |
|---|---|
| « Ça ne fait pas mal. » | « Il est possible que tu sentes quelque chose. Dis-le-moi. » |
| « Sois courageux, tu es un grand. » | « Tu peux pleurer si tu en as besoin. » |
| « Si tu cries, je dis à tes parents de partir. » | « C'est bien, respire calmement, continue. » |
Fait partie intégrante du bilan secouriste, au même titre que les paramètres vitaux.
| Observer | Se questionner |
|---|---|
| Présentation : expression, regard, comportement, blessures visibles. | Comment se comporte-t-elle ? |
| État de conscience : vigilance, mémoire, langage, jugement. | Est-elle capable de se remémorer, de penser, d'analyser ? |
| Expression : discours, émotions, perception de son environnement. | De quoi se plaint-elle ? Sa perception est-elle cohérente avec la réalité ? |
Conditions S'applique aux victimes conscientes, non sous emprise d'alcool ou de stupéfiants.
Déterminer un code de communication si la parole est impossible. Guider la respiration, encourager la défocalisation, maintenir la stabilisation à chaque phase, y compris pendant le transport.
Technique en 4 étapes (les « 4R ») :
Conseiller, juger, rationaliser, menacer, culpabiliser, rabaisser, faire une pseudo-analyse, minimiser, parler de soi, comparer.
Allonger l'expiration favorise la détente (parasympathique) ; allonger l'inspiration a un effet dynamisant (sympathique).
| Respiration complète | Respiration abdominale |
|---|---|
| Mobilise ventre, thorax, épaules successivement. | Gonfler le ventre à l'inspiration, le rentrer à l'expiration. |
Pour se détendre : expiration lente et ample (3 à 5 fois le temps d'inspiration), volumes identiques, images apaisantes associées.
Réduit la vulnérabilité émotionnelle en orientant l'attention de la victime.
Via les questions du bilan ou l'implication directe : « Mettez une main sur votre ventre et comptez... ». Tâches d'ancrage physique ou mentale : « Comptez à rebours depuis 100 en soustrayant 3 ou 7 ».
Concentration sur des images apaisantes : « Vous pouvez vous imaginer sur une barque au milieu d'un lac calme... ». Surveiller la conscience via le code de communication établi.