Le décès est qualifié d'inattendu lorsque la mort survient brutalement chez un sujet a priori en bonne santé (naturel, violent, accidentel ou homicide). Les secouristes sont généralement confrontés :
La souffrance des témoins et de l'entourage est influencée par : la typologie et le nombre de personnes décédées, les circonstances (suicide, homicide, infanticide…), les conditions de découverte du corps, et les investigations judiciaires/médico-légales menées.
Les sentiments éprouvés peuvent donner lieu à une décharge brutale de souffrance psychique : sidération, malaise, effondrement, incompréhension, déni, culpabilité, recherche de responsabilité, agressivité, colère. Ces réactions sont naturelles et leur abord ne relève pas nécessairement d'un professionnel de la santé mentale.
Violences verbales, physiques, psychologiques, sexuelles et/ou liées à la négligence, dans le cadre familial (conjugales, maltraitances) ou à l'extérieur. Un geste isolé ou un cycle de maltraitance.
Complexité pour établir la relation et évaluer :
Le secouriste occupe une place prépondérante : son regard bienveillant permet à la victime de retrouver du sentiment de sécurité. Écoute et empathie sont déterminantes pour l'engager vers la reconnaissance du préjudice subi.
L'annonce est du ressort du médecin, de la police ou d'un Officier de Police Judiciaire. À titre très exceptionnel, le secouriste peut être amené à la réaliser.
Exemple : « Nous avons été appelés… À notre arrivée, son cœur était arrêté. Nous avons tout de suite réalisé un massage cardiaque… Malheureusement, après plus d'une heure de travail, nous n'avons observé aucun signe de reprise. Nous avons fait notre maximum, mais votre mari est mort. »