État de « crise psychique », temporaire et réversible, dont le risque majeur est le suicide (« acte de se donner délibérément la mort », OMS 2014). La personne se sent dans une souffrance majeure, dans une impasse. Submergée par les émotions, sa fatigue physique et morale altère son jugement. L'idée suicidaire finit par s'imposer comme la seule issue possible.
Le processus suicidaire résulte d'une accumulation de facteurs (familiaux, professionnels, sociaux) et jamais d'une seule origine.
| Idées / intentions suicidaires | Manifestations de crise | Contexte de vulnérabilité |
|---|---|---|
| Messages directs (« je veux mourir ») ou indirects (« ils seraient mieux sans moi ») | Fatigue, anxiété, tristesse, irritabilité, troubles du sommeil/alimentaires, perte d'intérêt, sentiment d'échec, dévalorisation, impuissance, ruminations, consommation tabac/alcool augmentée, dépression | Affections psychiatriques existantes, antécédents de passage à l'acte, alcoolisme/toxicomanies, pathologies graves, événement douloureux, rupture familiale/conjugale, licenciement… |
Le secouriste peut intervenir lors de catastrophes majeures (inondations, feux de forêt, ouragans…) ou d'Accidents Catastrophiques à Effet Limité (carambolages, incendies urbains, accidents technologiques, rassemblements de foule, attentats), ou encore de pandémies.
Ces événements comportent une extrême violence et s'accompagnent d'une insécurité psychique ressentie par des populations entières (vision des cadavres et destructions, immersion dans un monde cauchemardesque, contact avec sa propre souffrance ou celle d'autrui).
L'action de secours est complexifiée par : un débordement temporaire des moyens (mode dégradé), un afflux de victimes nécessitant un triage, et un risque de débordement émotionnel collectif (mouvement de foule, panique collective). L'anonymat et la tendance à l'imitation favorisent l'impulsivité — la panique accroît le danger et le nombre de victimes.
La victime doit se sentir prise en compte et respectée. Dialogue avec tact, sans jugement de valeur ; bannir toute provocation, tout ordre catégorique, ne pas minimiser ni dévaloriser le geste. Reconnaître et aborder clairement la situation de crise :
Dispositif français de prise en charge psychologique précoce des blessés psychiques dans les situations d'urgence collective (événements majeurs, sinistres, attentats), intervenant dans le cadre du SAMU.
Les réactions de détresse doivent alerter : elles sont l'indice d'une blessure psychologique grave, nécessitant une orientation vers une prise en charge médicale et/ou psychologique spécialisée (urgences hospitalières ou CUMP à proximité de la catastrophe).