La noyade est une détresse respiratoire due à l'immersion ou à la submersion de la victime.
Qu'elle décède ou survive, avec ou sans séquelles, une victime ayant subi ces mécanismes est dite victime de noyade. On parle de noyé uniquement en cas de décès sans réanimation entreprise.
Facteurs facilitants : hypothermie, hypoglycémie, alcool, toxiques.
En France, les noyades accidentelles causent plus de 500 décès par an. Elles sont la 2ᵉ cause de décès accidentel chez les 1-14 ans. Les hommes représentent plus des deux tiers des victimes ; les noyades surviennent surtout en mer ou en cours/plans d'eau.
Le temps passé dans l'eau, l'âge et les antécédents sont des facteurs de gravité à intégrer au bilan.
Immobilisation du rachis cervical/thoracique avant sortie : réservée aux sauveteurs spécialisés, dans de rares cas — plongeon en eau profonde, ou accident de sport nautique avec signes d'atteinte du rachis ou victime inexaminable (lésions multiples, intoxication alcoolique associée).
La quantité d'eau inhalée est en général faible. La mousse aux lèvres (mélange eau/air) est fréquente et ne gêne pas la ventilation — ne pas insister pour l'enlever.
Les techniques de désobstruction (tapes dans le dos, compressions abdominales) sont dangereuses et à proscrire : elles peuvent provoquer régurgitation, inhalation de liquide gastrique, lésions traumatiques, et retardent la RCP.
Tourner immédiatement la victime sur le côté, retirer les débris alimentaires à la bouche avec les doigts, aspirer les sécrétions. En cas de suspicion de lésion cervicale : retourner la victime d'un bloc, tête/cou/torse alignés.