Le traumatisme de suspension (ou syndrome de suspension) regroupe toutes les manifestations qui surviennent chez une victime qui est suspendue, immobile, en position verticale pendant une durée prolongée (plus de 5 minutes).
Dans ces situations, les personnes peuvent se trouver « encordées », le plus souvent par l'intermédiaire d'un baudrier ou harnais, et être alors victimes d'un syndrome de suspension.
La suspension immobile prolongée entraîne une accumulation du sang dans les membres inférieurs, une hypotension, un ralentissement des battements du cœur, des troubles du comportement, une perte de connaissance et, dans les cas les plus défavorables, le décès de la victime.
Les mécanismes et les conséquences de la suspension d'une victime ne sont pas connus parfaitement. Facteur favorisant : la prise de toxique et/ou d'alcool, en altérant les réactions normales de l'organisme.
Le 1er regard permet de constater et confirmer la suspension. Dans tous les cas, rechercher :
Si la victime est toujours pendue, un secouriste spécialisé doit prendre contact avec elle et évaluer sa réponse avant de mettre en œuvre le dégagement. Une fois dépendue, elle peut présenter les signes d'un arrêt cardiaque, ne pas répondre et respirer, ou répondre aux sollicitations avec des signes de détresse (respiration superficielle, pression artérielle basse, troubles de la conscience, hypothermie).
Le 4e regard doit être réalisé dès que possible : interrogatoire, recherche des antécédents et des facteurs favorisants, examen à la recherche de lésions traumatiques associées (le syndrome de suspension fait souvent suite à une chute).