Atteinte de l'intégrité de la cavité abdominale et des organes qu'elle contient : organes pleins (foie, rate, reins), organes creux (estomac, intestin), gros vaisseaux (aorte, veine cave inférieure).
Un traumatisme abdominal peut aussi survenir par atteinte des flancs, du dos ou de la partie basse du thorax — pas seulement la face antérieure.
Défaillance circulatoire par hémorragie interne, parfois extrêmement brutale (foie, rate, rein, gros vaisseaux) — le saignement peut aussi être retardé, avec signes secondaires. Atteinte des organes creux = risque infectieux important (contenu septique).
| La victime se plaint de | À l'examen, le secouriste trouve |
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| Douleur spontanée siégeant au niveau d'une partie ou de tout l'abdomen | Douleur à la palpation prudente des côtes ; douleur provoquée par palpation prudente de l'abdomen, anormalement dur ; absence de soulèvement de l'abdomen à l'inspiration ; contusion ou plaie (± éviscération) ; vomissements de sang rouge (hématémèse) |
Toute plaie abdominale est considérée comme grave, même sans signe de détresse.
Signes dus à une atteinte traumatique du thorax, avec ou sans plaie : fractures de côtes ou du sternum, avec ou sans atteinte des organes intrathoraciques.
Détresse respiratoire : côtes cassées, pneumothorax ou hémothorax comprimant le/les poumons, rupture ou plaie de la trachée/bronches. Détresse circulatoire, voire arrêt cardiaque, par atteinte des gros vaisseaux ou du cœur.
| La victime se plaint de | À l'examen, le secouriste trouve |
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| Douleur spontanée sur une ou plusieurs côtes, ou provoquée par respiration/toux ; émission de crachats de sang rouge | Douleur à la palpation prudente ; plaie avec ou sans bulles sanglantes à l'expiration (vérifier le dos) ; contusion ; anomalie du soulèvement de la poitrine ; déformation nette du thorax ; toux incessante ou crachats de sang rouge ; lésions associées (polytraumatisme) |
Toute plaie thoracique est considérée comme grave, même sans détresse respiratoire.
Signes dus à une ou plusieurs lésions secondaires à une atteinte traumatique de la face et de la face antérieure du cou — le plus souvent choc direct (éléments contondants) ou blessure pénétrante (arme blanche, arme à feu).
Peuvent être isolés ou associés à d'autres lésions. Responsables d'une détresse vitale par obstruction des voies aériennes (inhalation de corps étranger/sang, fracture de mandibule avec bascule de langue, gonflement post-traumatique du larynx) ou hémorragie. Atteinte fonctionnelle possible (œil) et séquelles esthétiques. Peut être associé à un traumatisme du rachis cervical et/ou crânien.
| La victime se plaint de | À l'examen, le secouriste trouve |
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| Douleur de la face, trouble de la vision, difficulté à avaler | Œdème de la face ou localisé (paupières) ; hématome de la face ou « en lunette » ; plaie(s) de la face, langue ou cou ; déformation traduisant une fracture (face, nez, mandibule) ; saignement du nez/bouche ; atteinte de l'œil (anomalie des mouvements, sang sous la cornée, déformation pupille, plaie ± corps étranger visible) ; désinsertion/fracture de dents |
Au 2ème regard, la victime peut présenter une détresse respiratoire (obstruction des VA) ou une détresse circulatoire secondaire à une hémorragie externe ou extériorisée.
Face à une urgence ou détresse vitale, ou en cas d'aggravation : appliquer la CAT adaptée et réaliser en priorité les gestes d'urgence qui s'imposent.
Ne jamais retirer un corps étranger pénétrant dans le thorax, sauf s'il empêche la réalisation d'une RCP.
À l'exception des éraflures sans gravité, une plaie de la face ou du cou est considérée et prise en charge comme une plaie grave (localisation) : appliquer la CAT plaie grave, laisser les corps étrangers en place même transfixiants, sauf s'ils entraînent une obstruction des voies aériennes.
Appliquer la CAT face à une plaie.
Ces lésions peuvent provoquer un saignement abondant pouvant encombrer les voies aériennes et engendrer une détresse respiratoire.