Tout choc reçu sur le crâne. Conséquence de multiples mécanismes vulnérants de la boîte crânienne : choc direct, décélération brutale, blessure par objet pénétrant…
Risques : selon l'intensité et le mécanisme, un choc direct peut entraîner des lésions cutanées, osseuses (fractures) ou cérébrales. Une décélération brusque avec arrêt net de la tête, même sans choc sur un obstacle, peut aussi entraîner des lésions cérébrales par ébranlement du cerveau contre la boîte crânienne. Ces lésions peuvent être évolutives et mettre en jeu le pronostic vital — d'où l'importance de surveiller régulièrement l'état de conscience ; une prise en charge chirurgicale précoce est parfois nécessaire.
Toute chute d'un enfant ou d'un nourrisson d'une hauteur supérieure à sa taille (table à langer, chaise haute) doit faire suspecter un traumatisme crânien et faire l'objet d'un avis médical immédiat.
Ensemble des signes dus à une atteinte traumatique du bassin, avec ou sans plaie. Responsable de fractures et de lésions des organes internes, notamment hémorragiques, pouvant mettre rapidement en jeu la vie de la victime. Grave, touche surtout l'adulte jeune.
Survient dans un contexte de traumatisme à haute cinétique (accident de la voie publique, chute de grande hauteur), avec dans 2 cas sur 3 des lésions associées (thorax, crâne, membres). Choc direct (bas de l'abdomen, hanches, fesses) ou à distance transmis par les membres inférieurs (chute/choc sur la hanche, chute de grande hauteur sur les talons). Plus rarement : traumatisme à faible énergie chez la personne âgée.
Mortalité de 8 à 15 %. Gravité due à la perte de sang liée aux fractures elles-mêmes (une fracture multiple du bassin est fréquemment responsable d'une hémorragie interne importante), et à une perforation ou rupture de vessie ou des canaux d'évacuation de l'urine.
Toute victime traumatisée ayant perdu connaissance et présentant des signes de détresse circulatoire doit être considérée systématiquement comme suspecte d'un traumatisme du bassin.
Face à une urgence ou détresse vitale, ou en cas d'aggravation : appliquer la CAT adaptée, réaliser en priorité les gestes d'urgence qui s'imposent.
Face à une urgence ou détresse vitale, ou en cas d'aggravation : appliquer la CAT adaptée, réaliser en priorité les gestes d'urgence qui s'imposent.
Indication : victime suspecte d'un traumatisme du bassin, avant son transport — après avis ou à la demande du médecin, ou si la victime présente des signes de détresse circulatoire (hémorragie interne) et qu'un avis médical ne peut pas être obtenu. Peut être préinstallée sous la victime dans l'attente d'un avis médical.
Justification : la compression circonférentielle rapproche les ailes iliaques (rapproche les fragments osseux et les immobilise) et diminue le saignement secondaire aux lésions vasculaires associées, par immobilisation de la région lésée et augmentation de la pression intra-abdominale.
Matériel : ceinture pelvienne adaptée à la taille de la victime. Une ceinture improvisée (drap…) n'est pas recommandée.
La ceinture doit rester en place et être laissée avec la victime à l'hôpital.
Risques & contraintes Particulièrement efficace pour les fractures « en livre ouvert » du bassin. Pour d'autres types de fractures, elle ne présente pas d'effet secondaire si les conditions de mise en place sont respectées. La mise en place ne doit pas prendre plus de 3 à 5 minutes.
Évaluation : compression circonférentielle assurée — appui sur les côtés au niveau des grands trochanters, passe en avant sur la symphyse pubienne, dispositif de sécurité empêchant tout relâchement intempestif.