Toute opération de secours s'inscrit dans le temps et l'espace, avec une cinétique plus ou moins rapide. L'analyse du cadre spatio-temporel doit permettre de mieux appréhender le milieu physique et humain de l'intervention :
La ZI correspond à l'espace géographique impacté directement ou indirectement par un sinistre. Elle peut évoluer au cours d'une opération et intègre localisation du sinistre, sources de risque, cibles potentielles, flux de dangers, axes de déplacement et d'accès.
| Phase | Caractéristique | Actions attendues |
|---|---|---|
| Montée en puissance | Première confrontation au sinistre, rapport de force parfois défavorable ; les orientations retenues sont déterminantes pour la suite | Mobilisation des moyens, évaluation, réactions immédiates, organisation du commandement, zonage, sectorisation |
| Stabilisation | Le sinistre est contenu, la sortie de l'opération peut s'envisager | Ajustement des moyens et de la mission, contrôle des actions, anticipation |
| Sortie de l'opération | Mise en place de mesures d'accompagnement vers une situation sécurisée ; phase aussi accidentogène que la montée en puissance (baisse d'attention) | Désengagement/relèves, remise en condition, transfert de mission à d'autres partenaires |
Après la sortie de l'opération, on parle de retour à la normale — phase parfois longue, pouvant solliciter les SIS dans le soutien à la population.
En centre opérationnel ou sur le terrain, le COS agit et décide dans des environnements dynamiques et complexes. Son activité décisionnelle se matérialise sous forme d'une boucle de gestion.
Les trois premières étapes de cette boucle sont des étapes de réflexion et de raisonnement tactique réalisées par celui qui dirige ou qui prendra le commandement à son arrivée sur la ZI : c'est le « non visible » de l'opération. Ces étapes sont aussi partagées lors d'échanges et de points de situation, pour faire émerger des décisions collectives.
Le niveau de commandement nécessaire est déterminé par l'importance de l'événement, les difficultés rencontrées, voire le dépassement des capacités de commandement d'un COS.
Les ordres doivent être clairs, précis, concis, transmis dans un vocabulaire simple et sans ambiguïté, réalistes et réalisables, adaptés à la situation.
Quelles que soient les tensions, le COS doit s'efforcer d'être : calme, clair et précis ; organisé et rigoureux ; attentif aux personnels et aux tiers ; crédible et légitime ; décideur et fédérateur.