La réponse opérationnelle des SIS est définie par des textes distincts selon le service : code de la sécurité intérieure et CGCT pour les SDIS/SDMIS/SIS de Corse ; code de la défense et CGCT pour la BSPP ; code de la sécurité intérieure et CGCT pour le BMPM.
Identifie les principaux services susceptibles d'intervenir en cas de crise et met en évidence les risques de rupture capacitaire. Associe tous les acteurs territoriaux publics et privés (opérateurs d'intérêt vital).
Objectifs : inventaire des risques et effets des menaces, définition d'objectifs de sécurité, recensement des capacités mobilisables, identification des tensions capacitaires.
Établi sous l'autorité des préfets de département et de zone. Démarche multi-acteurs qui ne se limite pas aux frontières départementales ou régionales.
Socle d'analyse pour construire la politique publique de sécurité civile au niveau départemental. Outil de pilotage à visée prospective, il fixe les priorités d'action.
Il découle du SDACR : l'organisation territoriale des centres (CSP, CS, CPI), la répartition du personnel et de la chaîne de commandement (règlement opérationnel), les plans pluriannuels (matériels, formation…).
Élaboré par le SIS sous l'autorité du préfet, arrêté par ce dernier après avis conforme du CA. Révisable tous les 5 ans.
Organise la mise en commun, à l'échelle de la zone de défense, des éléments mis en évidence par les CoTRRiM et SDACR.
Objectifs : orientations stratégiques pluriannuelles pour la couverture des moyens spécialisés, répartition des dépenses entre SIS, identification des moyens spécialisés structurants, orientations financières pluriannuelles.
La DGSCGC définit les doctrines et techniques opérationnelles des sapeurs-pompiers (arrêté du 23-11-2016). Trois types de documents :
Fixe l'organisation opérationnelle des SIS (article R 1424-42 du CGCT). S'applique à toutes les communes du département et s'impose à tous les acteurs du secours ; prend en compte le SDACR.
Élaboré par le SIS, arrêté par le préfet, réactualisé à chaque évolution nécessaire ou à l'initiative du préfet/CA.
La direction des opérations de secours relève du représentant de l'État. Selon la nature de l'évènement et sa planification, cette direction peut évoluer :
| Échelon | Rôle |
|---|---|
| PCC (poste de commandement communal) | Mis en œuvre par le maire dans le cadre du PCS, pour organiser les actions de sauvegarde communales |
| COD (centre opérationnel départemental) | Outil du préfet de département, activé en cas d'événement majeur impactant tout ou partie du département ; rassemble forces de sécurité civile, de l'ordre, services de l'État, collectivités, opérateurs |
| COZ (centre opérationnel de zone) | Veille permanente sous l'autorité du préfet de zone ; recueille/transmet l'info, coordonne les préfets de départements, organise les colonnes mobiles, répartit les moyens |
| COGIC (gestion interministérielle des crises) | À disposition du ministre de l'Intérieur ; suivi permanent des événements majeurs, coordination nationale/gouvernementale, point d'entrée du mécanisme européen de protection civile |
| CIC (centre interministériel de crise) | Organe de gestion interministérielle du Premier ministre ; coordonne tous les centres opérationnels ministériels |
| ERCC (Emergency Response Coordination Center) | Dépend de la Commission européenne (DG ECHO) ; coordonne les réponses aux catastrophes en mobilisant les pays du mécanisme européen |
Dans certaines circonstances, un poste de commandement opérationnel (PCO) peut être activé par la préfecture, proche de l'évènement.
Nouer et entretenir des relations avec les autres acteurs présents sur les opérations est indispensable : le règlement des crises échappe au contrôle du seul sapeur-pompier.
Le dispositif ORSEC et ses dispositions spécifiques intègrent par planification cette collaboration interservices.