Les outils de gestion de l'opération permettent d'initier et de guider les premières actions. Ils sont surtout les premiers supports d'information et de partage avec le COS à venir : postes de commandement, situation tactique, ordres de transmission, tableaux de suivi et d'engagement des personnels et des moyens.
Un poste de commandement est un ensemble de moyens à disposition du COS, destinés à l'aider dans l'élaboration des ordres. Il peut être une structure fixe (POI, PPI) ou mobile (PC de colonne, PC de site). Le premier PC est souvent le véhicule du chef de groupe ou un véhicule de liaison disposant de moyens GOC.
PC de colonne (PCC) — outil du chef de colonne, organisé en deux fonctions modulables :
PC de site (PCS) — outil du chef de site, organisé en cinq fonctions modulables :
MAGeC (module d'appui à la gestion de crise) : version compacte et embarquée (semi-remorque) du COGIC, déployable sur le terrain pour une crise de grande ampleur ou un grand événement. Opérationnel en moins d'une heure une fois sur place.
Schéma décrivant, pour une opération donnée, la zone d'intervention et ses caractéristiques, les moyens engagés/prévus, les actions effectuées/prévues, et l'organisation du commandement. Élaborée à partir d'une charte graphique définissant les éléments communs (symboles, couleurs), elle permet au COS de partager sa vision de l'opération avec subordonnés, autorités et autres opérateurs.
La charte graphique uniformise les symboles pour schématiser les informations opérationnelles tout en conservant la réactivité imposée par l'urgence : symboles de zones (danger, exclusion), de moyens engagés, d'actions en cours, de commandement — un langage graphique commun à tous les intervenants, quel que soit leur SIS d'origine.
Trois champs d'application, dix cas d'usage : pré-opérationnel (cartographie, plans ER, formation), opérationnel (reconnaissance, évaluation initiale, appui aux intervenants), post-opérationnel (évaluation des dégâts, RETEX, recherche des causes d'incendie).
En phase opérationnelle, le drone offre un « œil déporté » au COS (capteurs optiques, thermiques, lidar, multispectral, détection chimique/radiologique) : localiser/catégoriser des zones à risque, détecter des personnes menacées ou disparues, identifier des voies d'accès, mesurer les effets des actions, surveiller l'évolution de la situation.
Cadre dérogatoire (arrêté du 17-12-2015) : les drones d'État affectés au secours peuvent évoluer en dérogation à la réglementation quand les circonstances le justifient (vols de nuit, hauteur > 150 m, agglomération), sous autorisation préfectorale.
Seuls les personnels formés et inscrits au manuel d'activités particulières du SIS peuvent participer aux missions. Le télépilote se place sous le commandement du COS dès son arrivée ; pour les opérations de grande envergure, un officier de liaison aéroterrestre (OLAT) fait l'interface entre télépilote et COS.
« Un croquis clair, complété par des explications simples, qu'on emporte avec soi, vaut mieux qu'un écrit, toujours source d'interprétation voire d'erreurs, et vaut encore mieux que des paroles que l'on oublie. » (Napoléon Bonaparte)
Les croquis permettent au COS de mieux comprendre l'évolution d'une problématique, en regardant « à travers les murs ». Ils peuvent être intégrés à la situation tactique.