Méthode de réflexion utilisée dès le début de l'engagement pour répondre aux problématiques posées par l'enjeu opérationnel, structurer le commandement et organiser la répartition des missions. Il s'exprime sous forme de réactions immédiates et d'ordres formalisés.
Il répond à des questions générales, complétées au besoin par « malgré quoi ? » pour déterminer les contraintes. La recherche d'informations s'appuie sur : renseignement « terrain », drones, réseau de vidéoprotection des communes, caméras thermiques, reconnaissances aériennes.
En complément du raisonnement tactique, le COS peut utiliser l'analyse systémique pour une vision globale de la situation. Ce modèle, historiquement issu de la lutte contre les risques chimiques, articule trois éléments : la source du danger, le flux (propagation), la cible (enjeux exposés).
Outil complémentaire à la méthode de raisonnement tactique (MRT), sans la remplacer. Elle permet de garder à l'esprit les différentes phases de traitement d'une opération, non nécessairement chronologiques.
Champs communs à toute opération : reconnaissance, sauvetages et mises en sécurité, actions spécifiques au domaine d'intervention, protection, reconditionnement.
| Type d'opération | Exemples de phases MGO |
|---|---|
| Secours routiers | Sécurisation site/véhicule, secours aux personnes, sécurisation des techniques, sortie de la victime |
| Lutte contre l'incendie | Reconnaissance, placement des engins, sauvetage/MES, établissements, attaque, ventilation, protection, déblai, préservation traces et indices, surveillance, remise en condition |
| Sauvetage-déblaiement | Reconnaissance/évaluation générale puis de secteur, recherche-sauvetage victimes légèrement ensevelies, puis en profondeur, déblaiement généralisé/recherche des corps |
Le COS décide seul, en intégrant la balance bénéfice-risque. Face à une situation complexe, il est aidé par son équipe : la performance décisionnelle vient de la qualité de partage des informations, plus que des compétences individuelles seules.
Le COS favorise une posture horizontale pour faciliter l'analyse et la proposition (débat contradictoire, consensus, captation des oppositions), puis adopte une posture verticale au moment opportun pour décider et formaliser des ordres.
La balance bénéfice-risque est le rapport entre les risques encourus/générés par une action et ses bénéfices pour les personnes, biens ou l'environnement. Questions clés : la prise de risque en vaut-elle la peine ? L'engagement des équipes est-il justifié ?
L'ordre initial lance les premières actions ; l'ordre de conduite lance les actions suivantes selon l'évolution. Trois formats mnémotechniques, du plus concis au plus complet :
| Outil | Utilisateur | Composition |
|---|---|---|
| SMES | Chef d'agrès / chef d'équipe | Situation, Mission, Exécution, Sécurité |
| SOIEC | Chef de groupe | Situation, Objectif, Idée de manœuvre, Exécution, Commandement |
| SAOIELC | Chef de colonne / chef de site | Situation, Anticipation, Objectif, Idée de manœuvre, Exécution, Logistique, Commandement |
Ces ordres peuvent être exprimés à la voix (terrain/PC) ou par radio, et facilitent le point de situation avec le N+1 ou le compte-rendu au CODIS.