L'acétylène n'existe pas à l'état naturel : c'est un gaz de synthèse, produit généralement par réaction du carbure de calcium avec l'eau (il peut aussi être obtenu par craquage thermique d'hydrocarbures).
Dans les conditions normales de température et de pression, c'est un gaz incolore, à peine plus léger que l'air, reconnaissable à son odeur alliacée (ail).
Usages : soudure/découpe par chalumeau oxyacétylénique (construction métallique et mécanique), synthèse de composés organiques et chimie analytique (industrie chimique), postes d'oxydo-découpage (artisanat).
L'oxygène, nom commun du « dioxygène », est présent à 21 % dans l'air que nous respirons. Il peut aussi être produit dans des unités de séparation des gaz par cryogénisation. Nécessaire à la vie, il peut devenir dangereux pour les personnes dans une concentration trop faible (hypoxie) ou trop forte (hyperoxie).
L'oxygène est un comburant : il permet la combustion d'un combustible. Il existe en phase gazeuse ou liquide (-182 °C) ; l'oxygène liquide est un fluide cryogénique, pouvant provoquer brûlures et fragilisation de certains matériaux.
Essentiel dans de nombreux secteurs : oxygénation des bassins de pisciculture, production de matières plastiques, coupage/soudage, blanchissement de la pâte à papier, stations d'épuration, oxydation de métaux en électronique, décarburation de la fonte (production d'acier), hôpitaux et centres de soin.
Le monoxyde de carbone (ou oxyde de carbone) est l'un des composants oxygénés du carbone les plus connus, avec le dioxyde de carbone (CO₂, gaz carbonique) — souvent confondu avec lui bien qu'ils diffèrent notamment par leur toxicité.
Dans les conditions normales de température et de pression, c'est un gaz incolore et inodore, de densité voisine de celle de l'air, non irritant. Son principal risque pour l'homme est l'intoxication.
Produit à l'échelle industrielle (agent réducteur en métallurgie, synthèse organique, préparation de métaux-carbonyles), par oxydation partielle d'hydrocarbures gazeux issus du gaz naturel ou par gazéification de la houille ou du coke. Hors industrie, les sources principales sont liées à l'activité humaine (transport routier, activités urbaines, rejets de chauffage).
À température ambiante et pression atmosphérique, l'hydrogène sulfuré (ou sulfure d'hydrogène) est un gaz incolore, irritant, toxique, extrêmement inflammable, très reconnaissable à son odeur fétide « d'œuf pourri ».
Mélangé à l'air, sa densité est pratiquement celle de ce dernier ; il a néanmoins tendance à se trouver en partie basse du volume. Son principal risque est l'intoxication. Il forme des mélanges explosifs avec l'air dans des limites très larges ; le contact avec des produits oxydants peut être une source d'incendie et d'explosion.
Présent naturellement dans les volcans, le charbon, le pétrole, le gaz naturel — il joue un rôle essentiel dans le cycle biologique du soufre, produit par fermentation anaérobie de matière organique sous l'action de bactéries sulfato-réductrices. Il peut aussi être émis lors d'opérations industrielles (raffinage/craquage de pétroles riches en soufre, hydrodésulfuration, épuration du gaz naturel, forage géothermique).
Utilisé en laboratoire, industrie pharmaceutique, nucléaire, production de colorants, fabrication de pesticides et de mercaptan. Connu sous le nom de « gaz des égoutiers », il est présent partout où des matières organiques se décomposent (égouts, algues, stations d'épuration, eaux stagnantes).