Un gaz sous pression est un gaz contenu dans un récipient à une pression relative supérieure ou égale à 2 bar (200 kPa), ou sous forme de gaz liquéfié ou liquéfié et réfrigéré. Cette définition couvre 4 catégories :
Ces gaz sont contenus dans des récipients de différentes capacités : bouteille, citerne ou réservoir. Les enveloppes peuvent être entièrement métalliques (acier, inox, alliage d'aluminium) ou en composite haute performance (liner + fibres imprégnées de résine).
La norme NF EN 1089-3 propose un codage par couleur des ogives, pour identifier le risque associé au contenu (hors bouteilles de GPL et gaz réfrigérants, hors extincteurs). Deux logiques possibles :
Informer sur le risque (classé par ordre décroissant de danger) :
| Risque | Couleur |
|---|---|
| Toxique et/ou corrosif | Jaune (RAL 1018) |
| Inflammable | Rouge (RAL 3000) |
| Oxydant | Bleu clair (RAL 2012) |
| Inerte | Vert vif (RAL 6018) |
Si plusieurs risques coexistent, l'ogive est peinte selon le risque primaire (le plus dangereux) ; le risque secondaire peut apparaître en bandes complémentaires.
Identifier le gaz lui-même (usage industriel ou médical) :
| Gaz | Couleur |
|---|---|
| Acétylène | Marron (RAL 3009) |
| Oxygène | Blanc (RAL 9010) |
| Protoxyde d'azote | Bleu (RAL 5010) |
| Argon | Vert foncé (RAL 6001) |
| Azote | Noir (RAL 9005) |
| Dioxyde de carbone | Gris (RAL 7037) |
| Hélium | Brun (RAL 8008) |
L'étiquetage est la première information directement accessible à l'utilisateur, renseignant sur les dangers physiques, pour la santé et l'environnement. Deux réglementations coexistent, avec chacune leurs pictogrammes :
Conformément au CLP, l'étiquette doit comporter : identification du fournisseur, pictogrammes de danger ADR et CLP, mention d'avertissement (Danger ou Attention), identification du produit (nom chimique + numéro CAS/CE/index, ou dénomination pour un mélange), mentions de danger (H) et mentions de prudence (P).
Ce sont probablement les bouteilles que les sapeurs-pompiers rencontreront le plus souvent. Quantité de gaz : 5 à 35 kg. Elles sont en acier soudé (traditionnelles) ou en matériaux composites (nouvelle génération, 5 à 10 kg, plus légères, parfois enveloppées de mousse polyuréthane — les « cubes »). Il existe aussi de très petites cartouches de gaz (camping, bricolage), sans système de fermeture.
Dans les bouteilles, le butane et le propane sont stockés sous forme liquide. Sous l'effet de la chaleur, ils se dilatent : un espace vide, le « ciel gazeux », est toujours laissé au remplissage pour permettre cette dilatation jusqu'à environ 50 °C, sans atteindre le « plein hydraulique » (volume complet de la bouteille).
La pression, égale à la pression de vapeur saturante du GPL considéré, est la même quel que soit le type de bouteille : environ 1,8 bar à 15 °C pour le butane, et 7 bar à 15 °C pour le propane.
Chez les particuliers, le stockage peut se faire en citernes de 1 150 à 7 300 l. Le butane, utilisable uniquement au-dessus de 0 °C, est rarement stocké en extérieur : ce mode est majoritairement réservé au propane. Les citernes sont en tôle d'acier soudée, installées en aérien ou enterrées, et comportent :
Très instable, l'acétylène se décompose sous l'effet de la chaleur ou d'une faible pression. Il est stocké à l'état dissous sous pression, dans des bouteilles spécifiques de 2 à 50 l, composées de :