Les détecteurs de gaz inflammables, couramment appelés « explosimètres », permettent de détecter un très grand nombre de gaz. Ils fonctionnent principalement par oxydation catalytique ou grâce à une cellule infrarouge, et mesurent des concentrations de gaz dans l'air entre 0 et 100 % de la LIE, par rapport à un gaz de référence.
Selon l'usage recherché, ce gaz de référence diffère : les explosimètres de GRDF sont tarés au méthane, ceux des propaniers au propane, ceux des sapeurs-pompiers selon les départements au méthane, au propane, au pentane, ou encore à l'hexane.
Un deuxième type d'appareil peut être utilisé pour mesurer la présence de gaz inflammables : le catharomètre. Il indique la mesure en pourcentage de gaz dans l'air ambiant mesuré (et non en % de LIE).
Certains appareils utilisés par les sapeurs-pompiers permettent aussi de mesurer : le pourcentage d'oxygène dans l'atmosphère ambiante, la concentration en ppm du monoxyde de carbone, et la concentration en ppm de l'hydrogène sulfuré.
Un détecteur de gaz s'allume toujours en zone de soutien ; la mise à zéro est souvent réalisée automatiquement au moment de son allumage.
La qualité des valeurs mesurées dépend de l'endroit où les relevés ont été faits. Pour les gaz plus lourds que l'air, les relevés se font prioritairement en partie basse ; pour les gaz plus légers, en partie haute. Néanmoins, le relevé de mesures doit se faire dans l'ensemble du volume concerné, afin de lever tout doute sur la présence éventuelle d'une poche. Les valeurs mesurées en plusieurs points peuvent être différentes : toujours considérer la valeur la plus élevée.