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Les détecteurs de gaz
Chapitre 3 · Module 2/6
Sapeurs-Pompiers Sedan · eulfab.fr
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QCM
Chapitre 3 · §2
Les détecteurs de gaz
Source : GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, 1re édition, 12-2021

🔬 L'explosimètre

Les détecteurs de gaz inflammables, couramment appelés « explosimètres », permettent de détecter un très grand nombre de gaz. Ils fonctionnent principalement par oxydation catalytique ou grâce à une cellule infrarouge, et mesurent des concentrations de gaz dans l'air entre 0 et 100 % de la LIE, par rapport à un gaz de référence.

Selon l'usage recherché, ce gaz de référence diffère : les explosimètres de GRDF sont tarés au méthane, ceux des propaniers au propane, ceux des sapeurs-pompiers selon les départements au méthane, au propane, au pentane, ou encore à l'hexane.

⚖️ Le choix du gaz de référence : une marge de sécurité variable

  • un explosimètre taré au méthane permet de travailler avec une marge de sécurité sur l'hydrogène ou le méthanol ;
  • un explosimètre taré au pentane permet de travailler avec une marge de sécurité sur l'hydrogène, le méthane, le propane, le butane.

📟 Le catharomètre

Un deuxième type d'appareil peut être utilisé pour mesurer la présence de gaz inflammables : le catharomètre. Il indique la mesure en pourcentage de gaz dans l'air ambiant mesuré (et non en % de LIE).

⚠️ Le type d'appareil utilisé et le gaz de référence expliquent en partie les valeurs différentes entre les appareils des professionnels du gaz et ceux des sapeurs-pompiers. Pour une même concentration en gaz (exemple constructeur) : un explosimètre taré sur méthane indiquera 30 % de la LIE, un explosimètre taré sur pentane indiquera 46 % de la LIE, et un catharomètre taré sur méthane indiquera 1,5 % de gaz dans l'air ambiant mesuré.

📚 Avant toute utilisation, il est important de connaître

  • le type et le fonctionnement du matériel utilisé, pour éviter les mauvaises pratiques faussant les résultats ;
  • l'emplacement des capteurs ;
  • les limites d'emploi (gaz interférents, température d'utilisation, etc.) ;
  • le temps de réponse ;
  • le gaz étalon (se reporter, si besoin, à l'abaque ou au facteur de pondération).

Certains appareils utilisés par les sapeurs-pompiers permettent aussi de mesurer : le pourcentage d'oxygène dans l'atmosphère ambiante, la concentration en ppm du monoxyde de carbone, et la concentration en ppm de l'hydrogène sulfuré.

🎯 Mise en route et mise à zéro

Un détecteur de gaz s'allume toujours en zone de soutien ; la mise à zéro est souvent réalisée automatiquement au moment de son allumage.

⚠️ Si le détecteur est mis en marche en présence d'un gaz, le point de référence risque d'être décalé et les mesures erronées, entraînant une sous-estimation du risque.

📍 Où faire les relevés ?

La qualité des valeurs mesurées dépend de l'endroit où les relevés ont été faits. Pour les gaz plus lourds que l'air, les relevés se font prioritairement en partie basse ; pour les gaz plus légers, en partie haute. Néanmoins, le relevé de mesures doit se faire dans l'ensemble du volume concerné, afin de lever tout doute sur la présence éventuelle d'une poche. Les valeurs mesurées en plusieurs points peuvent être différentes : toujours considérer la valeur la plus élevée.

⚠️ Lorsque le détecteur est plongé dans une fouille ou un égout, la lecture directe de l'écran est rendue impossible. Si l'appareil détecte du gaz mais que la concentration est inférieure au seuil de déclenchement de l'alarme, le risque est alors de passer à côté d'une détection positive.
Partie 2 · Grille de lecture
Utiliser correctement un détecteur de gaz
Bonnes pratiques avant et pendant la mesure

✅ Avant utilisation

  • 1 Toujours allumer/mettre à zéro le détecteur en zone de soutien, jamais en présence supposée de gaz
  • 2 Connaître le gaz de référence (méthane, propane, pentane…) et son influence sur la marge de sécurité
  • 3 Vérifier l'emplacement des capteurs, les limites d'emploi et le temps de réponse de l'appareil

✅ Pendant la mesure

  • 1 Relevés en partie basse pour un gaz plus lourd que l'air, en partie haute pour un gaz plus léger
  • 2 Toujours mesurer l'ensemble du volume, pas un seul point
  • 3 En cas de valeurs différentes selon les points, retenir systématiquement la valeur la plus élevée
  • 4 En fouille/égout : une détection sous le seuil d'alarme n'est pas une absence de gaz
⚠️ Deux explosimètres tarés différemment peuvent afficher des valeurs très différentes pour la même atmosphère réelle (ex. 30 % vs 46 % de LIE) : ne jamais comparer directement les lectures d'appareils utilisant des gaz de référence différents sans en tenir compte.
Partie 3 · Validation
QCM — Réponses multiples possibles
Coche toutes les bonnes réponses, puis valide.
🏅
Formation terminée