La situation est d'autant plus sensible qu'il y a présence simultanée de l'élément constitutif du risque (le gaz) et des causes possibles d'explosion (flamme, température, pression, etc.).
Lorsque l'incendie concerne un local alimenté en gaz, le COS doit chercher à barrer l'alimentation en gaz. En attendant, il doit limiter son action à la protection de l'environnement, afin d'éviter toute extension du sinistre.
En cas d'impossibilité du barrage de gaz, le COS n'engage son personnel que s'il existe un risque pour les personnes, tout en tenant compte des signes annonciateurs d'une explosion imminente (odeur, sifflement, etc.).
En présence d'une fuite de gaz enflammée, l'effort est porté sur la protection de l'environnement soumis aux risques de propagation de la flamme et au rayonnement thermique.
Sauf en cas d'absolue nécessité, la fuite enflammée ne doit être éteinte que par barrage de la conduite ou fermeture de la bouteille, quand cela est possible, afin de ne pas recréer de risque d'explosion.
Il convient de prendre garde à ne pas souffler la flamme en manœuvrant les moyens d'extinction éventuellement mis en place, ni à noyer la conduite par un effet « baignoire » si elle est située en tranchée.
Lors d'une fuite de gaz enflammée sur un réseau de distribution, il peut être nécessaire de procéder à l'extinction alors même que la fuite n'est pas encore arrêtée. Ces cas doivent rester très exceptionnels, et la décision d'éteindre la flamme doit être prise en concertation entre le COS et le représentant de l'exploitant sur place.
4 facteurs sont à prendre en compte pour cette décision :
Lorsque la décision est prise, il s'agit d'accompagner l'agent de l'exploitant gaz en le faisant encadrer par des sapeurs-pompiers manœuvrant chacun une lance en jet diffusé de protection, jusqu'à ce qu'il soit suffisamment près de la flamme pour la souffler et neutraliser la fuite.
En cas de fuite enflammée sur conduite moyenne pression, des lances supplémentaires (en jet diffusé de protection), placées légèrement en retrait, sont nécessaires pour la protection des porte-lances engagés au plus près du foyer.