Chaque acteur (équipier au COS) doit associer à la mise en œuvre des méthodes et techniques opérationnelles une analyse permanente de la situation, selon les critères suivants : contexte (rural, urbain, social, météo, nuit…), volonté d'associer les différents acteurs (citoyens, chefs d'établissements, services publics), lecture de la structure (imbrication des volumes), lecture du feu (embrasé/pas embrasé), moyens disponibles dans le temps.
Pour être efficient, il convient d'intégrer les autres acteurs qui concourent à la lutte : forces de l'ordre (zonage opérationnel), services de santé (prise en charge des victimes, soutien opérationnel), gestionnaires de réseaux (voirie, électricité, gaz, eau), services municipaux (personnes évacuées, évacuation des débris).
Les conditions favorisent le développement du feu ; aucune action d'extinction n'est engagée, ou celles qui le sont sont inefficaces.
Le feu ne progresse pas, soit parce qu'il a atteint son plein développement et ne peut aller au-delà, soit parce que les conditions ne permettent pas son développement (manque d'air par exemple).
Phase de décroissance du feu, généralement limité par le combustible.
Le feu concernant un volume donné ne peut plus se propager en dehors de celui-ci (dispositifs constructifs existants ou actions des équipes).
Les moyens mis en œuvre aboutissent à la réduction de la production d'énergie par le feu, qui entre en phase de décroissance.
Seuls quelques débris ou foyers résiduels restent actifs ; les opérations de déblai et/ou de surveillance démarrent.
Objectif final recherché par le COS : c'est la fin des opérations de lutte.
Ce vocabulaire opérationnel permet de renseigner efficacement la hiérarchie et de maintenir les intervenants dans un état d'alerte compatible avec la situation. Tant que le feu n'est pas éteint, les équipes restent vigilantes sur l'ensemble des dangers liés au feu.
Outils d'aide à la décision (départs types) : les centres de traitement de l'alerte disposent d'outils intégrant des systèmes d'informations géographiques, visant l'engagement rapide de moyens adaptés et une première collecte d'informations utile au premier COS. La qualification de l'événement et sa localisation sont primordiales, notamment pour l'exploitation des plans d'établissement répertorié (ER/ETARE).
Conseil à l'appelant : l'opérateur peut conseiller l'appelant pour qu'il aide le premier COS (accueil, renseignement), et donner des informations de sécurité pour l'appelant et les tiers (famille, collègues, voisins).
Exploitation des parcellaires et plans ER : le COS s'appuie sur des plans parcellaires renseignant l'existence et les caractéristiques des points d'eau, et le cas échéant sur un plan d'établissement répertorié (plans de masse, de niveau, énergies, zones à risque).
Il doit tenir compte de plusieurs objectifs : la sécurité (engins à l'abri des risques générés par l'intervention), l'accessibilité (limitations de charge de la voirie, conditions météo pour éviter la plume de fumée), la préservation de l'accès pour les moyens à venir (notamment aériens), la bonne gestion des ressources hydrauliques, la rapidité de mise en œuvre des actions (sauvetages et mises en sécurité notamment).
Le moyen élévateur aérien nécessite un positionnement approprié — un contact entre chef d'agrès et COS peut être utile pour préciser son emplacement, surtout en secteur urbain dense où la circulation peut vite se trouver saturée.
Feu en développement / stabilisé / en régression — décrit l'évolution du sinistre à un instant donné
Feu circonscrit — le feu ne peut plus s'étendre au-delà du volume actuel
Maître du feu — la production d'énergie diminue, le feu régresse
Foyer(s) éteint(s) — passage en phase de déblai/surveillance
Feu éteint — objectif final, fin des opérations de lutte
Utiliser ce vocabulaire précis, pas d'approximation : il conditionne la fois la remontée d'information à la hiérarchie et le niveau de vigilance à maintenir dans l'équipe.
Suis-je à l'abri des risques générés par l'intervention (expansion, chute de matériaux) ?
La voirie supporte-t-elle la charge (dalle de parking notamment) ?
Suis-je hors de la plume de propagation de fumée compte tenu du vent ?
Est-ce que je préserve l'accès pour les moyens à venir, notamment les moyens aériens ?
Ma position permet-elle une bonne gestion des ressources hydrauliques ?