Emplacement et apparence donnent des indices sur l'emplacement de l'incendie, son régime (FLC/FLV) et son stade de développement. Identification par couleur, vélocité, sens de tirage, indicateurs aérauliques (vent, ouvrants).
Indicateur souvent le plus évident. À analyser : volume (aire/taille), emplacement, couleur, potentiel fumigène, vélocité.
Nature des sons (crépitement/sifflement du bois, bouillonnement de liquides) : indique les matériaux qui brûlent. Sons assourdis en atmosphère chaude et sous-ventilée.
Non observable directement à l'œil nu, mais ses effets le sont : vélocité des fumées, dégradation des matériaux, présence de pyrolyse, ressenti des équipes. Caméra thermique en complément.
Éléments à déterminer, avec ou sans connaissance préalable (ETARE, prévision) : type d'activité et occupants potentiels à évacuer, dimensions/implantation, mode constructif, type de matériaux, présence de volumes à risques (combles, appentis, faux-plafonds), distribution intérieure, nombre et types d'ouvrants.
Paramètres à prendre en compte : conditions de développement du sinistre (lecture bâtimentaire, aéraulique, feu), nature des enjeux (public non évacué, bâtiment historique, friche industrielle…), présence de personnes, présence de biens à préserver, risques pour les intervenants (choix défensifs possibles), facilité d'accès en sécurité, nécessité de moyens/techniques spécifiques.
Critères de regroupement : stade de développement du feu (feux naissants), volumétrie (étages, sous-sol), activité du bâtiment (habitation, ERP, industriel/commercial, parkings couverts, agricole, ICPE, installations nucléaires de base).
Feu de faible ampleur, encore limité par le combustible et correctement ventilé — rapidement maîtrisable.
Point de vigilancePeu de flammes du fait de la sous-ventilation possible : à traiter avec les précautions présentées par les feux sous-ventilés — la maîtrise des risques de backdraft ou de FGI doit rester présente à l'esprit tout au long de l'opération.
Hauteurs sous plafond parfois importantes (ERP : auditoriums, musées), parfois masquées par des faux-plafonds. Stabilité au feu plus incertaine dans les constructions anciennes. Cloisonnement/compartimentage variable selon les bâtiments.
Installations techniques parfois nombreuses (chaufferies, traitement d'air/eaux). Aménagements sommaires et précaires de plus en plus fréquents — présence de victimes non exclue.
Essentiellement économiques — problématiques de relogement.
Relogement et impact sur la stabilité de l'édifice (les éléments de charpente participent directement à la stabilité).
Le joint de dilatation, entre deux structures porteuses, permet leurs mouvements relatifs.
Sauvegarde des occupants, limitation des dégradations de l'habitat.
Sauvegarde des occupants, préservation de l'ensemble du bâtiment.
Escalier protégé : à l'abri des fumées, isolé des appartements/circulations, dispositifs de sécurité (EC, CS, CH, exutoire).
Escalier non protégé : non isolé, absence de dispositifs de sécurité, stabilité non assurée, souvent utilisé pour le passage des canalisations.
EnjeuxLimiter la propagation à l'ensemble du bâtiment, conserver l'accessibilité aux niveaux supérieurs.
Rester attentif aux signes de sous-ventilation : risque de backdraft ou de FGI à surveiller tout au long de l'opération, malgré l'aspect rassurant d'un feu peu développé.
Vérifier le nombre réel de points d'accès (souvent un seul escalier), anticiper l'usage d'échelles/MEA, rester prudent sur l'accès aux étages au-dessus du sinistre et sur la stabilité réelle des constructions anciennes.
Anticiper la difficulté de désenfumage (culs-de-sac), surveiller la durée d'exposition liée à la sous-ventilation (perte de résistance mécanique possible), ne pas exclure la présence de victimes dans des aménagements précaires.
Repérer les installations techniques (photovoltaïque, chaufferie) avant d'agir ; anticiper l'enjeu de relogement.
Vérifier l'accès (trappes, échelles de meunier) avant d'engager ; tenir compte de l'absence probable de recoupement, de désenfumage et de dispositifs de sécurité ; surveiller la stabilité de la charpente.
Le foyer réel peut être invisible et inaccessible : se fier aux fumées/CO qui s'immiscent par les interstices plutôt qu'à la visibilité directe des flammes.
Anticiper une propagation extérieure rapide en langue de feu et une propagation intérieure simultanée par envahissement de fumées.
Identifier avant d'engager si l'escalier est protégé ou non : la stabilité et la présence de dispositifs de sécurité en dépendent directement.