La préparation à la mission opérationnelle commence dès l'analyse du risque et la mise en sécurité de l'installation, par le respect des mesures de prévention. Cette mise en sécurité est, de manière large, de la responsabilité du citoyen — simple résident ou exploitant du bâtiment.
Connaissance de ses installations, du secteur et des moyens disponibles (cartographie, DECI, accessibilité)
Respect des règles en vigueur, stockage de matériaux et équipements, comportements à risque
Donner l'alarme et l'alerte, évacuer les occupants, lutter contre un feu naissant, faciliter l'arrivée et l'accueil des secours
« La meilleure des interventions est encore celle qui n'a jamais lieu. »
Permet de prendre en compte les spécificités et les risques d'un secteur donné, et de rendre les services résilients — capables d'adapter leur réponse selon les situations. La prévision, historiquement centrée sur les établissements à risques, a étendu ses activités à des outils plus généraux et adaptables.
Au vu des risques locaux identifiés, les SIS déclinent leur stratégie de lutte contre les feux de structure en adaptant la doctrine opérationnelle nationale, à travers des choix organisationnels, tactiques et méthodologiques : réponse opérationnelle adaptée (train de départ), choix des concepts méthodologiques et techniques, règles d'engagement. Ces choix se déclinent en développement de compétences des personnels et en acquisition de moyens.
Le modèle français de sécurité civile repose sur le principe fondamental selon lequel le citoyen est l'acteur principal de sa sécurité. Il doit être accompagné, autant que possible, par les services d'incendie et de secours, à travers des actions d'éducation des populations aux comportements adaptés.
Les mises en situation sur le terrain sont l'élément fédérateur : elles développent la connaissance des risques locaux, les habiletés adaptées, et accompagnent les citoyens dans une démarche commune source d'efficience pour les services d'incendie et de secours.
Deux aspects principaux : le développement et le maintien des compétences nécessaires à la lutte contre l'incendie, et le développement et le maintien d'une aptitude compatible avec ses missions. Des éléments comme la météo, le contexte, le rythme biologique ou le régime de travail peuvent amener le SIS à modifier son organisation.
Démarche individuelle : chaque pompier maintient et adapte ses compétences via les formations proposées, l'analyse et le partage de pratiques après intervention/exercice, et des actions personnelles (lectures, mise en œuvre de matériels en CIS). Chaque sapeur-pompier est l'acteur premier du développement de ses compétences.
Démarche collective : développer des compétences adaptées aux risques locaux et émergents. La connaissance des particularités du secteur permet un gain de temps et une diminution du stress. Le service privilégie les mises en situation terrain, si possible dans des conditions proches du réel (stress, immersion en fumée, feux réels).
Les opérations de lutte contre l'incendie sont des situations à cinétique rapide, nécessitant la mise en œuvre de moyens conséquents dans des conditions difficiles voire extrêmes.
Préparation psychologique : la cinétique rapide et les effets importants générés mettent l'intervenant en situation de stress — la préparation des équipes doit le prendre en compte.
Conditions météo et temporelles : facteurs majorants des conditions générales de l'intervention. Une forte chaleur favorise la montée en température des organismes et les coups de chaleur. Des températures basses peuvent engendrer des hypothermies pendant les phases de moindre activité.
Le choix de l'organisation de la lutte est conditionné par l'analyse locale du risque et la réponse opérationnelle souhaitée : typologies d'incendie rencontrées (urbain, rural, industriel), accessibilité (montagnard, urbain, rural), ressources hydrauliques (DECI et moyens éventuels de l'exploitant), nature des unités opérationnelles (effectif, qualification, disponibilité). Le déploiement des moyens repose sur la complémentarité et la montée en puissance du dispositif prévu et/ou engagé.
Avoir un rythme de sommeil adapté
Maintenir sa condition physique
Avoir une bonne hygiène de vie
Être réglementairement à jour de sa visite médicale d'aptitude
Forte chaleur → favorise la montée en température de l'organisme et les coups de chaleur. Températures basses → risque d'hypothermie pendant les phases de moindre activité. Adapter sa vigilance selon la saison et l'horaire d'intervention.
Participer aux formations proposées, analyser et partager les pratiques après intervention ou exercice, entretenir ses connaissances par des lectures et la manipulation du matériel en CIS. Chaque sapeur-pompier reste l'acteur premier du développement de ses propres compétences.
Connaître les particularités du secteur d'intervention permet un gain de temps réel et une diminution du stress en opération — c'est un facteur de préparation à part entière, pas seulement un savoir théorique.