La protection des intervenants repose sur 3 piliers : la sécurité, le soutien sanitaire opérationnel, la réhabilitation des personnels. Chaque intervenant, à son niveau, est chargé en permanence de surveiller, évaluer et rendre compte des situations dangereuses. Face à un péril imminent, il réalise les actions conservatoires nécessaires et rend compte sans délai.
Premier responsable de sa propre sécurité. Participe à la compréhension de la situation en analysant les indicateurs disponibles.
S'impose en zone d'exclusion, unité de mission. Chaque membre participe à la sécurité par la complémentarité des angles de vue (détection précoce des signes d'aggravation).
Coordonne les équipes dont il a la responsabilité : analyse l'environnement, connaît les objectifs du COS, communique avec ses équipes, connaît leur position et leurs actions. Prend en compte la charge opérationnelle (fatigue, stress psychologique/thermique, météo) avant d'engager ou de réengager le binôme.
Coordonne l'ensemble des intervenants présents (et en transit). Organise la répartition des actions, s'assure de la mise en œuvre des moyens de protection individuelle et de communication, met en place les dispositifs collectifs d'anticipation.
Les équipes doivent progresser dans des conditions leur permettant de ne pas se perdre et d'être localisables, de s'extraire ou d'être extraites rapidement de la zone d'exclusion, de signaler tout problème, de rendre compte dans les meilleurs délais.
Zonage opérationnel : mise en place au plus tôt d'un ou plusieurs périmètres de sécurité, avec points d'accès et de contrôle (principe de sas), pour la gestion des entrées/sorties, la gestion des matériels souillés et le contrôle des actions menées.
Binôme de sécurité : mis en place dès que le potentiel humain le permet. Positionné en zone contrôlée à disposition immédiate du COS, sa mission principale est d'assurer le sauvetage du personnel intervenant en cas d'accident (« sauvetage de sauveteur »). À défaut, le chef d'agrès peut assurer lui-même cette sécurité pour un binôme d'attaque limité.
Extraction des sauveteurs : le système d'appellation alphabétique des façades est préconisé (façade A = accès principal, puis B, C, D dans le sens des aiguilles d'une montre). La procédure d'évacuation d'urgence doit définir a minima : le signal d'alarme (ex. « code rouge »), les itinéraires de repli et/ou de secours, les consignes de zone de regroupement et de comptabilisation. L'itinéraire de repli est le chemin normal d'accès, reconnu et prioritaire ; l'itinéraire de secours s'y substitue s'il n'est plus fonctionnel (anticipé, ex. via échelles).
Officier sécurité : dans certaines circonstances, la sécurité normalement assurée par le COS peut être confiée à un gradé dédié.
Commence par la connaissance des risques encourus. L'engagement d'un binôme en zone d'exclusion nécessite a minima :
Des outils complémentaires existent (caméra thermique, outil de forcement, sangle de sauvetage, balise lumineuse…), mais une dotation trop lourde peut mettre les intervenants en difficulté — une solution possible est de travailler en trinôme.
Auto-sauvetage : techniques mises en œuvre par le sapeur-pompier pour se mettre en sécurité face à un péril grave et imminent.
Vise à s'assurer que la condition physique et mentale des personnels ne se détériore pas au point d'affecter leur sécurité/santé ou de mettre en péril la bonne marche de l'opération.
Consiste à maintenir le potentiel opérationnel des intervenants tout au long de l'intervention, via une organisation et des moyens humains/matériels dédiés. L'identification d'un emplacement dédié sur la zone d'intervention en facilite la mise en œuvre. La « remise en condition » (personnels) ne doit pas être confondue avec le « reconditionnement » (matériel).
Tenue de protection adaptée au feu
Protection respiratoire + balise sonore activée
Moyen hydraulique immédiatement disponible
Moyen de communication opérationnel (radio ou corne d'appel)
Moyen d'éclairage individuel
Contrôle mutuel des équipements avec son coéquipier
Avant d'engager, savoir : quel est le signal d'alarme convenu (ex. « code rouge »), quel est l'itinéraire de repli (prioritaire, celui emprunté à l'entrée), et si un itinéraire de secours a été anticipé en cas de dysfonctionnement du premier.
Retenir le principe : façade A = accès principal, puis B, C, D dans le sens des aiguilles d'une montre. Utile pour indiquer sa position en cas de difficulté.
Les outils complémentaires (caméra thermique, sangle de sauvetage…) augmentent la sécurité mais aussi le poids porté. Un équipement trop lourd peut mettre l'intervenant en difficulté — signaler si besoin la nécessité de passer en trinôme.