Résistance au feu : temps pendant lequel les éléments de construction peuvent jouer le rôle qui leur est dévolu malgré l'action d'un incendie (mesure en conditions normalisées ; à pondérer selon travaux, chocs, explosion…).
Réaction au feu : définie par l'aliment qui peut être apporté au feu et à son développement — impacte directement le développement du feu en le favorisant ou non.
| Résistance | Réaction | Exemple |
|---|---|---|
| Bonne | Faible | Béton, briques, pierres (bonne stabilité au feu, incombustibles) |
| Mauvaise | Faible | Bâtiments métalliques (magasins, hangars) — s'affaissent rapidement sous la chaleur |
| Bonne | Importante | Structures composites (lamellé-collé, panneaux sandwich) |
| Mauvaise | Importante | Bâtiments en bois non traité, bâtiments précaires (multi-matériaux) |
Les bâtiments construits sous réglementation liée à leur exploitation (habitation collective, ERP, IGH, code du travail, ICPE…) offrent des garanties de stabilité imposées. De manière générale, ERP et code du travail imposent une stabilité au feu minimum de 30 minutes (structure et plancher) en conditions normales d'exploitation.
Dans les installations précaires, vétusté, défaut d'entretien, ancienneté, malfaçon ou travaux en cours sont autant de facteurs pouvant altérer la stabilité du bâtiment.
Le mobilier et la décoration contribuent à la propagation du feu et à la production de fumée ; la charge calorifique influe sur le développement du sinistre et la stabilité du bâti.
Isolation du volume : les dispositifs d'isolation (thermique, phonique, anti-effraction) limitent les pertes thermiques — la chaleur reste davantage dans l'enveloppe, favorisant le dégagement de gaz de pyrolyse en début d'incendie. Les feux dans ces enceintes deviennent rapidement limités par la ventilation (FLV).
Cloisonnement entre volumes : gaines et conduits (ventilation mécanique/naturelle, ascenseurs, monte-charges, canalisations de fluides) sont des dispositifs susceptibles de propager le feu, principalement par convection ou conduction.
Le triangle du feu est une première approche du « système feu ». Le modèle de Thomas va plus loin en représentant les transferts de chaleur et de masse dans un local.
Transferts de masse : un combustible en feu émet des gaz de pyrolyse (débit ṁpyrolyse) ; une masse gazeuse de fumées sort du volume (ṁfumées) ; de l'air pénètre dans le local (ṁair).
Transferts de chaleur : la puissance de l'incendie (Pincendie) se répartit entre pertes par convection des fumées, rayonnement à travers les ouvrants, et conduction à travers les parois.
| Mode de transfert | Part moyenne |
|---|---|
| Convection | 70 % |
| Rayonnement | 25 % |
| Conduction | 5 % |
L'âge du bâtiment, par la présence de signes de vieillissement ou de détérioration
Les matériaux de construction : ossature en bois, maçonnerie, béton, construction métallique
Le type de charpente : bois, acier, fermette ou traditionnelle
Les rénovations ou modifications : pièces/sections ajoutées, bardage ou faux-plafonds rapportés
Les charges permanentes : la charpente supporte-t-elle des équipements lourds ?