Selon la configuration des lieux, les risques présents, les conditions de visibilité et le nombre de binômes disponibles, les intervenants peuvent employer différentes techniques d'engagement. Le chef d'agrès ou le COS organise leur mise en œuvre.
Le binôme adapte sa technique à la situation rencontrée tout au long de son engagement, notamment en cas de sauvetage qui pourrait survenir au cours de l'une des techniques développées. Ces techniques sont mises en œuvre indépendamment ou combinées entre elles selon la situation ou l'environnement opérationnel.
L'engagement à vue est employé pour des missions éloignées du feu ou post-incendie (désenfumage de cage d'escalier ou de locaux mitoyens), en zone contrôlée ou d'exclusion.
Selon les caractéristiques de l'environnement, du matériel spécifique pourra être emmené (détecteur multi-gaz…). Deux configurations sont envisageables : l'air est respirable ; l'air n'est pas respirable ou l'atmosphère se dégrade.
Le binôme réalise l'engagement à vue muni du masque ARI en attente, la bouteille ouverte. Le chef et l'équipier ne sont pas amarrés entre eux.
Si l'air n'est pas respirable, ou en cas de changement de situation au cours de l'engagement (fumées, odeur particulière, etc.), le binôme coiffe son masque. Il en rend compte au COS ou au contrôleur, et continue ou abandonne la reconnaissance en fonction de la décision du contrôleur/COS.
Employé pour disposer d'un lien physique et continu avec l'extérieur, de la zone d'exclusion vers la zone contrôlée.
Pour une plus grande liberté de mouvement lors de l'attaque de foyer, les membres du binôme peuvent s'amarrer individuellement sur le moyen hydraulique, tout en restant obligatoirement à vue l'un de l'autre.
Dans le cas d'une reconnaissance d'un petit espace, la mission est réalisée par un membre du binôme, l'autre reste à l'entrée. Il maintient la communication verbale tout au long de cette phase de séparation physique, en informant sur le déroulement des recherches. Ils sont reliés entre eux par la liaison personnelle.
Lors des reconnaissances avec un moyen hydraulique, le chef d'équipe conserve le contrôle de sa lance. Elle est placée entre le foyer et la pièce à reconnaître. Dans cette configuration, l'équipier réalise la reconnaissance du local à la place du chef. Ils sont reliés entre eux par la liaison personnelle.