Après avoir positionné l'échelle et l'avoir déployée afin d'atteindre la victime, le sapeur-pompier choisit de :
Il est parfois nécessaire d'aider la victime lors de la descente. Si celle-ci descend « avec facilité », il convient de :
Il est important de veiller à la stabilité de l'échelle en anticipant un mouvement latéral éventuel. Lorsqu'une personne est valide, on peut la laisser descendre librement par l'échelle, le sauveteur s'adaptant aux capacités et aux besoins de la victime.
La technique à trois sapeurs-pompiers : le binôme situé près de la victime s'approche de l'ouvrant, place ses jambes perpendiculairement au sol sur le mur (sous l'ouvrant) et saisit la victime sous les épaules et à la ceinture. Le sapeur-pompier sur l'échelle tient les chevilles de la victime.
Dans une action coordonnée des 3 sapeurs-pompiers, la victime est levée, les jambes passées au-dessus du rebord de l'ouvrant, ses genoux posés sur les épaules du personnel situé sur l'échelle. La victime est placée dos contre les échelons par les 3 personnels puis descendue par le sapeur-pompier situé sur l'échelle. Un 4ᵉ sapeur-pompier peut aider à la réception de la victime.
Le sapeur-pompier au côté de la victime : approche la victime de l'ouvrant, place ses jambes à l'équerre dos au sol, la saisit sous les aisselles, lui fait passer l'ouvrant et aide à sa dépose correcte sur l'échelle.
Le sapeur-pompier sur l'échelle : saisit les chevilles, place les genoux de la victime sur ses épaules puis la descend en la faisant glisser dos contre les échelons.
Il est important de porter une attention particulière : lors de la phase du passage au vide de la victime ; au franchissement d'éléments pouvant perturber la descente de la victime sur le dos (parachutes, trait, équipement sur échelon du MEA) ; au calage et/ou l'amarrage de l'échelle à coulisse.
Lorsqu'une victime est menacée par les effets d'un sinistre (incendie, risque d'éboulement…) et située dans une excavation, l'emploi de l'échelle à mains est parfois envisageable. Il faut alors s'assurer que la profondeur est compatible avec la longueur partiellement déployée de l'échelle à disposition.
L'échelle est descendue, dans la mesure du possible, à l'écart de la victime (sécurité, chute de matériaux…). Cette technique permet une mise en œuvre et un abordage rapide de la victime.
Avant de mettre en place cette technique, le COS doit veiller à :
Le blocage des plans au moyen d'une sangle ou du trait est obligatoire afin d'éviter le désengagement des parachutes et le déploiement intempestif de l'échelle lors de sa mise en place.
Lorsque la victime est valide et située de l'autre côté d'un vide, il convient de vérifier qu'un appui des extrémités de l'échelle à main est possible et sûr (rebord, horizontalité…). L'échelle est alors montée au niveau, face à la victime, par deux sapeurs-pompiers.
L'échelle à mains est positionnée à la verticale, si possible en butée sur un élément de maçonnerie ou un équipement solidement ancré, puis abaissée au moyen d'une commande, ou du trait en plaçant le grand plan vers le bas.
En l'absence de rebord ou d'ancrage, le sapeur-pompier bloque l'échelle avec ses pieds lors de la rotation, afin qu'elle ne glisse pas. L'échelle peut aussi être avancée par les sapeurs-pompiers se trouvant de part et d'autre des montants (en fonction de l'espace à franchir).
La mise en place d'un point d'ancrage en surplomb : il est possible d'utiliser une échelle à mains pour disposer d'un point d'ancrage en surplomb. Dans ce cas, et afin de disposer du maximum de résistance à l'effort de cet agrès, il convient d'utiliser l'échelle uniquement reployée.
La désolidarisation des 2 plans d'une échelle à mains : cette manœuvre permet d'obtenir deux échelles distinctes (création d'un cheminement, sauvetages multiples à des hauteurs limitées…).
La création d'un ancrage artificiel : une échelle à coulisse reployée peut être disposée en travers d'une porte afin de créer un ancrage artificiel. L'amarrage prendra place sur les montants de l'échelle.