Destinée aux sauvetages et aux reconnaissances, l'échelle à crochets, à un ou deux plans, permet de progresser en façade par l'extérieur, d'étage en étage, pour atteindre des niveaux inaccessibles aux échelles à coulisses ou aériennes. Elle est utilisée quand :
Elle est composée de montants, échelons, entretoise et crochets munis de griffes ou pointes en acier vissées.
Ces échelles sont utilisées pour la réalisation des sauvetages, la conduite des reconnaissances, la mise en place d'établissements ou comme itinéraire de secours. D'une manière générale, elles sont utilisées pour rétablir les communications détruites ou impraticables et permettent d'atteindre le 1ᵉʳ et 2ᵉ étage d'un bâtiment.
Elle est composée d'un 1ᵉʳ plan (grand plan) et d'un 2ᵉ plan (petit plan), d'une poulie, de parachutes (verrouillage) et d'un trait (cordelette).
Il existe deux modèles : petit modèle et grand modèle.
Le piétage d'échelle (distance entre le mur et le bas de l'échelle) est nécessaire à la bonne stabilité : pour être stable, l'échelle ne doit être ni trop développée, ni trop inclinée ; le pied de l'échelle doit être éloigné du mur d'environ 1/3 de la longueur développée. On peut retenir la notion d'un pas par étage, celle du test du coude, ou la technique des bras tendus.
Lors de sauvetages multiples, il n'est pas recommandé d'attacher le trait, mais juste de le placer judicieusement afin qu'il ne gêne pas les ascensions ou les descentes.
Si le trait devait être attaché, le nœud permet de faciliter la manipulation future de l'échelle, d'éviter que le sauveteur ne s'entrave avec le brin libre, d'éviter que le trait ne se bloque lors du déplacement de l'agrès, et de bloquer les plans en cas de mauvais verrouillage des parachutes. Il suffit de tirer sur le brin libre pour libérer le trait.
Plusieurs moyens d'amarrage sont possibles :
Cette échelle est utilisée d'une manière générale lorsque les niveaux ne sont pas accessibles aux échelles à coulisse 2 plans ou aux moyens élévateurs aériens (courette intérieure). Elle permet d'accéder au 4ᵉ étage d'un bâtiment.
Des arcs-boutants assurent l'équilibre de l'échelle développée et mise en appui. Lorsque l'échelle est dressée, développée et appuyée, les équipiers chargés de la stabilité de l'échelle doivent en permanence regarder la partie haute de l'agrès pour maintenir ou rétablir l'équilibre en toutes circonstances.
La manœuvre de cet agrès est rendue particulièrement délicate par son poids et sa longueur développée. La mise en œuvre de l'échelle nécessite deux binômes, dirigés par un chef d'agrès.
Les équipiers travaillent en miroir pendant toute la durée de la manœuvre pour limiter les risques de bascule.