Définition : détresse respiratoire provoquée par une inflammation et une contraction des fibres musculaires lisses des bronchioles, entraînant un rétrécissement brutal de leur calibre. Maladie respiratoire chronique très répandue, en augmentation notamment en zones urbaines et industrialisées.
Causes déclenchantes :
Signes :
Sans prise en charge rapide : perte de connaissance puis arrêt cardiaque possibles.
Les asthmatiques ont souvent un aérosol doseur (spray) qui dilate les bronchioles et facilite la respiration.
Définition : le sucre, comme l'oxygène, est essentiel au fonctionnement de l'organisme et du cerveau. L'insuline régule le passage du sucre du sang vers les tissus. Le diabète est un défaut de production ou d'utilisation de cette hormone. Un apport insuffisant de sucre ou un excès de traitement peut entraîner une hypoglycémie.
Causes favorisantes : alimentation inadaptée, exercice physique inhabituel, excès de traitement, déshydratation, fièvre.
Une hypoglycémie peut aussi survenir chez une personne non diabétique (effort, jeûne).
Risques : la baisse du taux de sucre altère rapidement le fonctionnement du cerveau — convulsions ou perte de connaissance (détresse neurologique) possibles.
Signes (2ème regard) :
Certains signes peuvent évoquer à tort un AVC. Au 4ème regard : sensation de faim, fatigue intense, mal de tête, palpitations, tremblements.
| Unité de mesure | Seuil d'hypoglycémie |
|---|---|
| mmol/l | < 3,3 |
| mg/dl | < 60 |
| g/l | < 0,6 |
Toujours préciser l'unité utilisée par le glucomètre lors de la transmission au médecin régulateur : un même chiffre a un sens totalement différent selon l'unité.
Définition : l'allergie est une réaction de l'organisme à une substance étrangère (allergène) touchée, inhalée, avalée ou administrée. Une réaction généralisée sévère mettant en jeu le pronostic vital est appelée réaction anaphylactique ou anaphylaxie.
Causes : réaction d'hypersensibilité au contact d'un allergène — pollens, aliments, produits chimiques, médicaments, venins.
Risques : apparition brutale d'une atteinte des voies aériennes ou d'une atteinte cardiovasculaire pouvant évoluer très rapidement vers un arrêt cardiaque et le décès.
Signes (survenue de quelques minutes à quelques heures après exposition) :
Ces signes peuvent être isolés, associés, ou annoncer une aggravation. Sans prise en charge rapide : perte de connaissance puis arrêt cardiaque possibles.
Face à une urgence ou une détresse vitale : appliquer en priorité les gestes d'urgence adaptés.
Victime consciente présentant des signes de crise d'asthme : appliquer la conduite à tenir devant un malaise, en l'adaptant :
Transport : maintenir la victime dans la position initiale.
Victime qui a perdu connaissance et respire : mesurer la glycémie capillaire (4ème regard) si le matériel est disponible, demander un avis médical en indiquant le résultat.
Victime consciente : appliquer la conduite à tenir devant un malaise, en l'adaptant :
Si la victime est réveillée, réactive et capable d'avaler, aider à prendre :
| Public | Quantité de sucre |
|---|---|
| Adulte | 4 morceaux ou cuillères à café |
| Enfant | 2 à 3 morceaux ou cuillères à café |
À défaut : boisson sucrée (jus d'orange, miel) ou bonbons contenant du sucrose.
Demander un avis médical en indiquant le résultat de la mesure, si l'état ne s'améliore pas rapidement ou en cas de doute.
Compter 10 à 15 minutes entre l'ingestion du sucre et l'amélioration des signes. Si aucune amélioration au bout de 15 minutes, une seconde dose de sucre peut être prise.
Face à une urgence ou une détresse vitale : appliquer en priorité les gestes d'urgence adaptés.
Appliquer la conduite à tenir devant un malaise, en l'adaptant :
En l'absence d'amélioration ou en cas de récidive dans les 5 minutes suivant la première injection : une deuxième injection peut être réalisée. Si possible, demander un nouvel avis médical.
Appliquer la conduite à tenir devant un malaise et demander un avis médical : le médecin régulateur peut, même sans détresse vitale, demander une auto-injection d'adrénaline.