Définition : signe perçu par une victime, apparaissant de manière aiguë, au repos ou à l'effort, siégeant au niveau du thorax.
Causes : cœur (occlusion coronaire, péricardite, fissuration aortique), poumon (infection, pneumothorax, embolie pulmonaire), tube digestif (reflux gastro-œsophagien), paroi thoracique (névralgie), ou crise d'angoisse.
Risques : l'occlusion coronaire peut conduire à un infarctus compliqué de trouble du rythme (fibrillation ventriculaire) et d'arrêt cardiaque ; la fissuration aortique peut entraîner une hémorragie interne ; l'embolie pulmonaire massive peut entraîner un arrêt cardiaque ; l'atteinte pulmonaire peut évoluer vers une détresse respiratoire.
Signes : douleur au premier plan — en étau, en coup de poignard, déchirure, poids sur le thorax ou brûlure, parfois majorée par la ventilation. Siège central, latéral ou dorsal, irradiation possible vers cou, mâchoire, épaules, bras ou creux de l'estomac. Peut s'accompagner de malaise avec pâleur et sueurs, nausées, vomissements, signes de détresse vitale.
Facteurs de risque à rechercher : antécédents cardio-vasculaires ou pulmonaires, tabagisme (associé à contraceptifs oraux), obésité, diabète, hypertension, hypercholestérolémie, antécédents familiaux.
Définition : déficit neurologique soudain d'origine vasculaire — la circulation sanguine d'une partie du cerveau est interrompue.
Causes :
AIT (accident ischémique transitoire) : mêmes signes que l'AVC, mais résolutifs en quelques secondes à quelques minutes (jamais plus d'une heure). Signal d'alarme à traiter avec la même gravité qu'un AVC constitué.
Risques : l'AVC est la 1ère cause de handicap chez l'adulte et la 3ème cause de mortalité. L'interruption de la circulation prive les cellules nerveuses d'oxygène et de sucre, entraînant leur détérioration puis leur mort en quelques minutes.
Signes — recherche systématique FAST :
Autres signes possibles : perte de vision d'un œil ou des deux, mal de tête soudain et inhabituel, perte d'équilibre ou chutes inexpliquées.
À rechercher : heure d'apparition des signes et heure de la dernière fois vue normale, signes similaires dans les 24h précédentes, antécédents convulsifs, fièvre, autonomie habituelle, facteurs de risque (HTA, diabète, tabac, anticoagulants), chirurgie récente, pacemaker.
Une hypoglycémie peut simuler un AVC : la glycémie capillaire doit être mesurée et une hypoglycémie corrigée avant d'affirmer être en présence de signes d'AVC.
Définition : perturbation de l'activité électrique cérébrale se traduisant par une perte de connaissance et/ou un regard fixe, accompagnés de mouvements musculaires incontrôlés de tout le corps.
Causes : traumatisme crânien, maladie cérébrale (infection, tumeur, AVC), intoxication, hypoglycémie, manque d'oxygène au cerveau (début d'arrêt cardiaque), épilepsie (crises récidivantes, habituellement contrôlées par médicaments). Chez le nourrisson : variation soudaine de température (fièvre).
Risques : traumatismes lors de la chute ou des mouvements incontrôlés ; obstruction des voies aériennes (victime sur le dos ou qui vomit) → détresse respiratoire.
Signes — déroulement typique :
Reprise de conscience : victime hébétée, regard fixe, comportement étrange, amnésie des circonstances. Plusieurs crises sans reprise de conscience entre elles = état de mal convulsif, urgence médicale.
Chez le nourrisson : révulsion oculaire, hypotonie, tremblement des paupières, pâleur ou cyanose en cas d'arrêt de la respiration.
Face à une urgence ou une détresse vitale : appliquer en priorité les gestes d'urgence adaptés.
Face à une douleur thoracique sans signe évident de détresse : appliquer la conduite à tenir devant un malaise, en l'adaptant :
Face à une urgence ou une détresse vitale : appliquer en priorité les gestes d'urgence adaptés.
Victime consciente présentant des signes d'AVC ou d'AIT : appliquer la conduite à tenir devant un malaise, en l'adaptant :
Transport : maintenir la victime dans la position initiale pendant le transport. Orientation idéale vers une unité neuro-vasculaire — la prise en charge précoce réduit significativement le risque de mortalité et de séquelles.
Allonger la victime au sol si elle ne l'est pas déjà (éviter les blessures de chute) ; écarter les personnes autour.
Protéger la tête en glissant si possible un tissu plié sous elle, sans recouvrir les voies aériennes. Écarter tout objet traumatisant. Ne jamais rien placer entre les dents ou dans la bouche (la victime n'avalera pas sa langue).
S'assurer que les voies aériennes sont libres et vérifier la respiration. Appliquer la conduite à tenir adaptée en priorité aux gestes d'urgence nécessaires. Une fois consciente, garder la victime au calme et la rassurer. Réaliser une mesure de la glycémie capillaire.
Ne jamais contraindre les mouvements de la victime durant toute la crise.
Dans tous les cas : noter l'heure de survenue et la durée de la crise, poursuivre le bilan, rechercher d'éventuels signes de traumatisme, transmettre un bilan et appliquer les consignes, surveiller jusqu'au retour à un état normal de conscience.
Chez le nourrisson : prise en charge identique, avec en plus : prendre la température, procéder à un refroidissement actif, transmettre systématiquement un bilan.