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Douleur thoracique, AVC, convulsions
Partie 1 · Connaissances
Sapeurs-Pompiers Sedan · eulfab.fr
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QCM
Partie 1 · Connaissances
Trois affections spécifiques à haut risque vital
Source : Référentiel PSE juillet 2026 — 06AC02, 06AC03, 06AC04

Douleur thoracique

Définition : signe perçu par une victime, apparaissant de manière aiguë, au repos ou à l'effort, siégeant au niveau du thorax.

Causes : cœur (occlusion coronaire, péricardite, fissuration aortique), poumon (infection, pneumothorax, embolie pulmonaire), tube digestif (reflux gastro-œsophagien), paroi thoracique (névralgie), ou crise d'angoisse.

Risques : l'occlusion coronaire peut conduire à un infarctus compliqué de trouble du rythme (fibrillation ventriculaire) et d'arrêt cardiaque ; la fissuration aortique peut entraîner une hémorragie interne ; l'embolie pulmonaire massive peut entraîner un arrêt cardiaque ; l'atteinte pulmonaire peut évoluer vers une détresse respiratoire.

Signes : douleur au premier plan — en étau, en coup de poignard, déchirure, poids sur le thorax ou brûlure, parfois majorée par la ventilation. Siège central, latéral ou dorsal, irradiation possible vers cou, mâchoire, épaules, bras ou creux de l'estomac. Peut s'accompagner de malaise avec pâleur et sueurs, nausées, vomissements, signes de détresse vitale.

Facteurs de risque à rechercher : antécédents cardio-vasculaires ou pulmonaires, tabagisme (associé à contraceptifs oraux), obésité, diabète, hypertension, hypercholestérolémie, antécédents familiaux.

AVC Accident vasculaire cérébral

Définition : déficit neurologique soudain d'origine vasculaire — la circulation sanguine d'une partie du cerveau est interrompue.

Causes :

  • Infarctus cérébral (85 % des cas) : obstruction d'une artère par spasme, plaque d'athérome ou caillot. Bénéficie de traitements efficaces si administrés précocement (2 à 3h après le début des signes)
  • Hémorragie cérébrale : rupture d'un vaisseau (hypertension) ou d'une malformation vasculaire (anévrisme)

AIT (accident ischémique transitoire) : mêmes signes que l'AVC, mais résolutifs en quelques secondes à quelques minutes (jamais plus d'une heure). Signal d'alarme à traiter avec la même gravité qu'un AVC constitué.

Risques : l'AVC est la 1ère cause de handicap chez l'adulte et la 3ème cause de mortalité. L'interruption de la circulation prive les cellules nerveuses d'oxygène et de sucre, entraînant leur détérioration puis leur mort en quelques minutes.

Signes — recherche systématique FAST :

F
Face — déformation/asymétrie de la bouche, visible à la grimace
A
Arm — faiblesse d'un bras qui retombe en position bras tendus
S
Speech — difficulté à parler ou à comprendre une phrase répétée
T
Time — noter l'heure d'apparition des signes (ou heure de la dernière fois vue normale) : détermine l'accès aux traitements précoces, efficaces dans les 2 à 3h suivant le début des signes

Autres signes possibles : perte de vision d'un œil ou des deux, mal de tête soudain et inhabituel, perte d'équilibre ou chutes inexpliquées.

À rechercher : heure d'apparition des signes et heure de la dernière fois vue normale, signes similaires dans les 24h précédentes, antécédents convulsifs, fièvre, autonomie habituelle, facteurs de risque (HTA, diabète, tabac, anticoagulants), chirurgie récente, pacemaker.

Une hypoglycémie peut simuler un AVC : la glycémie capillaire doit être mesurée et une hypoglycémie corrigée avant d'affirmer être en présence de signes d'AVC.

Convulsions Crise convulsive généralisée

Définition : perturbation de l'activité électrique cérébrale se traduisant par une perte de connaissance et/ou un regard fixe, accompagnés de mouvements musculaires incontrôlés de tout le corps.

Causes : traumatisme crânien, maladie cérébrale (infection, tumeur, AVC), intoxication, hypoglycémie, manque d'oxygène au cerveau (début d'arrêt cardiaque), épilepsie (crises récidivantes, habituellement contrôlées par médicaments). Chez le nourrisson : variation soudaine de température (fièvre).

Risques : traumatismes lors de la chute ou des mouvements incontrôlés ; obstruction des voies aériennes (victime sur le dos ou qui vomit) → détresse respiratoire.

Signes — déroulement typique :

  1. Perte brutale de connaissance avec chute
  2. Raideur puis secousses musculaires rythmées (un ou plusieurs membres), révulsion oculaire, respiration irrégulière ou absente, hypersalivation, contracture des mâchoires — phase < 5 min, risque de morsure de langue
  3. Après les secousses : victime sans connaissance plusieurs minutes, respiration parfois bruyante, perte d'urines possible

Reprise de conscience : victime hébétée, regard fixe, comportement étrange, amnésie des circonstances. Plusieurs crises sans reprise de conscience entre elles = état de mal convulsif, urgence médicale.

Chez le nourrisson : révulsion oculaire, hypotonie, tremblement des paupières, pâleur ou cyanose en cas d'arrêt de la respiration.

Partie 2 · Conduite à tenir
Douleur thoracique, AVC et crise convulsive
Sources : 06PR02, 06PR03, 06PR04

Agir Douleur thoracique (06PR02)

Face à une urgence ou une détresse vitale : appliquer en priorité les gestes d'urgence adaptés.

Face à une douleur thoracique sans signe évident de détresse : appliquer la conduite à tenir devant un malaise, en l'adaptant :

  • Installer la victime dans la position la mieux tolérée
  • S'assurer qu'un défibrillateur est à proximité
  • Demander un avis médical
  • Aider la victime à prendre un traitement médicamenteux si nécessaire
  • Réaliser un électrocardiogramme si le matériel est disponible

Agir AVC / AIT (06PR03)

Face à une urgence ou une détresse vitale : appliquer en priorité les gestes d'urgence adaptés.

Victime consciente présentant des signes d'AVC ou d'AIT : appliquer la conduite à tenir devant un malaise, en l'adaptant :

  • Installer en position strictement horizontale à plat, ou en PLS si nausées/vomissements (près des 2/3 des victimes d'AVC présentent des troubles de la déglutition)
  • Réaliser une mesure de la glycémie capillaire au 4ème regard
  • Rechercher les éléments spécifiques de l'AVC (FAST), les signes, facteurs de risque et antécédents nécessaires à la prise en charge
  • Transmettre le bilan pour avis médical et respecter les consignes
  • Surveiller attentivement l'évolution des signes, la conscience, la respiration

Transport : maintenir la victime dans la position initiale pendant le transport. Orientation idéale vers une unité neuro-vasculaire — la prise en charge précoce réduit significativement le risque de mortalité et de séquelles.

Agir Crise convulsive généralisée (06PR04)

Au début de la crise

Allonger la victime au sol si elle ne l'est pas déjà (éviter les blessures de chute) ; écarter les personnes autour.

Pendant la crise

Protéger la tête en glissant si possible un tissu plié sous elle, sans recouvrir les voies aériennes. Écarter tout objet traumatisant. Ne jamais rien placer entre les dents ou dans la bouche (la victime n'avalera pas sa langue).

À la fin des convulsions

S'assurer que les voies aériennes sont libres et vérifier la respiration. Appliquer la conduite à tenir adaptée en priorité aux gestes d'urgence nécessaires. Une fois consciente, garder la victime au calme et la rassurer. Réaliser une mesure de la glycémie capillaire.

Ne jamais contraindre les mouvements de la victime durant toute la crise.

Dans tous les cas : noter l'heure de survenue et la durée de la crise, poursuivre le bilan, rechercher d'éventuels signes de traumatisme, transmettre un bilan et appliquer les consignes, surveiller jusqu'au retour à un état normal de conscience.

Chez le nourrisson : prise en charge identique, avec en plus : prendre la température, procéder à un refroidissement actif, transmettre systématiquement un bilan.

Partie 3 · Validation
QCM — Réponses multiples possibles
Coche toutes les bonnes réponses, puis valide.
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Formation terminée